L'ancien ministre de la Justice devrait faire état du trafic d'influence dont il affirme avoir été l'objet du temps où il était l'ancien ministre de la Justice.

Me Bellemare soutient avoir subi des pressions de collecteurs de fonds du Parti libéral pour la nomination de trois juges à la Cour du Québec.

C'est à la suite de ces allégations que le premier ministre Jean Charest a mis sur pied la commission présidée par Michel Bastarache.

À l'origine, Me Bellemare ne voulait pas témoigner. Il soutenait notamment que la commission était biaisée et que son serment de confidentialité devait d'abord être levé, ce qui a été fait par la suite.

Il y a deux semaines, après avoir tenté par tous les recours possibles d'échapper à sa comparution, il a finalement accepté de témoigner.

Le témoignage de Me Bellemare devrait s'étirer sur deux jours.

L'avocat doit aussi se défendre dans une poursuite civile de 700 000 $ engagée par Jean Charest à titre personnel. Me Bellemare prétend en effet que le chef libéral était au courant des allégations de trafic d'influences. Pour sa part, M. Charest nie tout et affirme que les déclarations ont porté atteinte à sa réputation.

Enfin, Me Bellemare tente aussi de se soustraire à une sommation à comparaître devant les enquêteurs du Directeur général des élections. Le DGE veut en savoir davantage sur ses allégations. Le dossier sera de retour devant la Cour d'appel le 30 août.