L’histoire remonte à 2001 au moment de l’embauche de Jean-Pierre De Montigny au titre de président et chef d'exploitation de Valeurs Mobilières Desjardins (VMD), rapporte La Presse.

Son salaire était alors de 324 000$ par an, que venaient compléter des primes. En trois ans à peine, il réussit à doubler le chiffre d'affaires de la firme et à augmenter les parts de marché au Québec.

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Mes Magali Fournier et Pierre Fournier chez Délégatus ont représenté le plaignant
Selon lui, il aurait plus qu’atteint les objectifs qui lui étaient fixés. Sa rémunération annuelle avait grimpé pour atteindre 607 475$ en 2004. Parallèlement à son salaire, il aurait accumulé 526 454$ dans une cagnotte boni incitatif de gestion intégrée.

La même année, un rapport indiquait que l’ex-président était trop payé alors que celui-ci s’estimait sous-payé par rapport à la loi du marché. Des négociations furent amorcées entre le dirigeant et son employeur mais n’aboutirent à rien.

Jean-Pierre De Montigny remit sa lettre de démission à Alban D'Amours, président et chef de la direction de Desjardins. Mais selon lui, il s’agissait juste de mettre la pression pour faire plier l’employeur et obtenir ce qu’il demandait. M. D'Amours refusa la démission mais poussé par De Montigny, garda la lettre.

Entretemps, VMD dut payer une amende de 2 millions pour des problèmes de conformité aux règlementations du marché et son président, 300 000$ pour les mêmes raisons.

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L'équipe de LKD qui représentait VMD avec Mes Langlois, Galardo et Bernard
Par la suite, D’Amours informa le président de VMD que sa démission avait été acceptée. Ce dernier décida alors de poursuivre son ancien employeur au motif qu'il avait été contraint de démissionner en raison de conditions de travail déraisonnables et réclama 3 millions.

Jean-Pierre De Montigny était représenté par Délégatus et notamment par Mes Magali Fournier et Pierre Fournier. Ce sont trois avocats de chez LKD ,Mes Raynold Langlois, Yann Bernard et Catherine Galardo, qui ont défendu VMD.

Mais le juge de la Cour Supérieure, Paul Mayer, n'a pas été bluffé et a conclu que le requérant avait bel et bien démissionné. Il a décidé que De Montigny n’aurait pas un sou.

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