Le domaine juridique en Chine s’améliore, du fait de réformes successives depuis 1980. Il est plus transparent, plus prévisible- reprend The Lawyers Weekly. Mais des lacunes persistent, nous apprend le guide Doing Business in Asia Pacific du cabinet Norton Rose. Selon les lieux : les lois sont ambigües, les politiques changeantes.

Rusty Miller, associé chez Ogilvy Renault, à Calgary.
Rusty Miller, associé chez Ogilvy Renault, à Calgary.
Il est nécessaire de bien connaître le système en question, dit le guide. Connaître visa et permis de travail, domaine des affaires, politique des investissements étrangers, fiscalité, est important. Apprivoiser les coutumes du pays en matière de travail est essentiel.

« Parler la langue et connaître la culture chinoise est un point déterminant », dit Rusty Miller, associé chez Ogilvy Renault, à Calgary.

Les conseillers doivent être bilingues et offrir des garanties solides en matière de délais, de normes de paiement et de performance.

Le soin porté à la relation est primordial, le guide appelle cela : guanxi. Les avocats d'affaires canadiens qui souhaitent participer à la croissance du commerce avec la Chine doivent être respectueux des différences culturelles entre les deux pays, disent les avocats impliqués dans des affaires juridiques au Canada et en Chine.

« Il est capital de saisir toutes les différences en culture d’entreprise, éthique ou droit interne », déclare Peter Newell, spécialiste en droit corporatif et commercial chez Ogilvy Renault.

Peter Newell, spécialiste en droit corporatif et commercial chez Ogilvy Renault .
Peter Newell, spécialiste en droit corporatif et commercial chez Ogilvy Renault .
Des indispensables ? « Accepter que les transactions soient plus lentes qu’au Canada, garantir l’exhaustivité des documents », dit-il.

Enfin : savoir atteindre ses objectifs sans s’opposer à quiconque.

« La relation au client chinois est basé sur le consensus », déclare David Lefebvre, auteur de la plus grande acquisition étrangère par une entreprise chinoise, à l’oeuvre pour le géant pétrolier Sinopec aux États-Unis et le canado-suisse Addax Petroleum.

Une chose est sûre : à condition d’être prêts, les bénéfices à retirer d’interactions avec la Chine sont immenses.

Le guide se consulte ici.