Pour Éric Forest, il serait inéquitable d'adopter une loi uniquement pour une municipalité
Pour Éric Forest, il serait inéquitable d'adopter une loi uniquement pour une municipalité
Sans s’opposer au projet de loi 204, le président de l’UMQ, Éric Forest, peine toutefois à comprendre pourquoi seule la Ville de Québec pourrait bénéficier du droit de conclure une entente telle que celle faite avec Quebecor dans le dossier de l’édifice de 400 millions de dollars.

« Il faut être équitable. Ce qui serait inéquitable, c’est qu’on adopte une loi uniquement pour une municipalité, que ce soit Québec ou une autre. Pourquoi y aurait-il deux poids, deux mesures? Pourquoi ne pourrait-on pas bénéficier des mêmes privilèges? » a demandé M. Forest.

Ambiguïtés à corriger

Selon lui, il est temps de corriger, pour l’ensemble des municipalités, l’ambiguïté entourant certains éléments de la Loi sur les cités et villes.

« La démonstration est assez claire qu’il y a une dimension de la loi sur ce type de contrat là qui n’est pas assez précisée. Il faut profiter de la situation pour clarifier ou moderniser la loi pour que ça s’applique à l’ensemble des municipalités et qu’on puisse gouverner en toute transparence », a-t-il plaidé.

Clarifier avant la loi

Dès les balbutiements du projet de loi 204, l’UMQ a donc contacté le cabinet du ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, pour lui demander d’être incluse dans l’adoption des mesures législatives.

Pour le président de l’UMQ, la situation idéale serait de clarifier le plus rapidement possible les éléments imprécis de l’actuelle Loi sur les cités et villes. Quitte à le faire même avant que la loi 204 ne soit votée lors de la rentrée parlementaire, en septembre.

Rappelons que le projet de loi 204, déposé en mai à l’Assemblée nationale, vise à protéger l’entente entre la Ville de Québec et Quebecor au sujet de la gestion du futur amphithéâtre.