On ne présente plus Anne-France Goldwater. Voilà déjà 30 ans qu’elle exerce le droit de la famille et qu’elle se bat pour défendre ses convictions !

Membre du barreau, fondatrice du cabinet Goldwater Dubé, ardente défenseuse de la cause gay et lesbienne, victorieuse en Cour d’Appel dans l’affaire Éric c. Lola : personne d’autre qu’elle ne pouvait être… la Juge Judy !

Le principe de l’émission ? Offrir une réponse rapide au règlement d’un litige. En d’autres mots : un divertissement didactique au service du spectateur. Ou comment allier l’utile… à l’agréable.

Pour incarner l’arbitre, il fallait quelqu’un qui ait de la poigne… et un solide bagage judiciaire. Le nom de Maître Goldwater, amatrice et habituée des émotions fortes, avait tout dès lors d’une évidence !

A la barre, une Anne-France Goldwater ultra motivée.

Coup de cœur

A la barre de L'Arbitre, Anne-France Goldwater, ultra motivée et prête à relever le défi
A la barre de L'Arbitre, Anne-France Goldwater, ultra motivée et prête à relever le défi
« Je suis plus qu’accoutumée aux querelles houleuses, haineuses, horribles. Rien ne m’effraie, j’ai tout vécu, j’ai tout vu, je suis prête à relever ce nouveau défi ! », nous confie-t-elle, enthousiaste.

Diffusée cet automne sur les ondes de V, L’Arbitre se veut version modernisée de Cour en direct. Pour Anne-France Goldwater, l’émission servira de nouvel outil dans la résolution des querelles.

« Ce qu’on souhaite, c’est que les gens puissent amener leurs débats et leurs questions. Nous, on offre à leurs disputes des résolutions rapides, alternatives. Ce sont de vrais gens, avec de vrais problèmes. On va s’intéresser au dessous des petites créances, en respectant des règles de jeu typiques, et offrir aux gens une réponse simple », affirme Me Goldwater.

Plusieurs éléments ont séduit cette avocate, à forte personnalité, qui dispose de longues années d’expérience en litiges.

« Déjà, les gens viennent s’ouvrir, s’exprimer, raconter leur histoire dans un contexte de salle d’audience. Le but premier est de comprendre le point de vue de l’autre. Ensuite, on pose de bonnes questions : sont-ils responsables ou non ? Comment résoudre le problème ? », explique-t-elle.

Coup de sang

A la question « N’avez-vous pas peur que l’on se moque de vous ? », elle lâche un NON massif, hilare.

Les insultes ? Son pain quotidien !

« On se moque de moi depuis 30 ans ! J’ai déjà tout entendu ! C’est une source de plaisir pour certains ! Cela ne me dérange en rien ! », affirme-t-elle.

Me Goldwater a tout vu, tout vécu donc les critiques ne l'effraient pas
Me Goldwater a tout vu, tout vécu donc les critiques ne l'effraient pas
Anne-France Goldwater n’a que faire des racontars.

« Si ça rallonge leurs vies, cela ne raccourcira pas la mienne ! », plaisante-elle.

Dixit Me Goldwater, le seul vrai combat est pour la reconnaissance, le respect, la dignité humaine. Une bataille au nom de la liberté qu’elle mène, depuis toujours.

« Dans la cause Eric c. Lola, c’était la même chose, la même lutte », confie-t-elle.

Coup de gueule

Elle, qui se dit fière de vivre à Montréal, la ville des libertés - plus que n’importe où ailleurs sur la planète - a plus d’un combat à son arc.

Pour cette femme libre… défenseuse acharnée des libertés individuelles, L’Arbitre semble s’inscrire donc tout naturellement dans ce même sillage de revendications.

Impliquée notamment dans la cause LGBT, Me Goldwater ne cache pas sa joie concernant les récents mariages homosexuels new-yorkais, célébrés en masse et qui font actuellement la Une.

Elle, qui, en 2003, obtient gain de cause dans la reconnaissance du mariage des couples de même sexe, y voit une victoire de plus.

« Je suis contente pour NYC, c’est un exemple pour le monde ! Ça avance, ça s’accélère ! C’est comme quand on libérait les esclaves ! Toujours je me demande pourquoi, moi, femme hétérosexuelle, j’aurais plus le droit de jouir que d’autres ? Qu’est-ce que l’angle de la pénétration a à voir avec les personnes ? », déclare-t-elle.

Une chose est sûre: avec L’Arbitre, son combat pour autrui, sa volonté inébranlable d’œuvrer pour le citoyen, l’humain, ne sont pas prêts de s’essouffler.

« Je suis pour le laisser-faire, le laisser-vivre, le laisser-jouir, devrais-je dire ! Rien n’est plus précieux que la liberté », conclut-elle.