Le décès du professeur Robert Bureau est survenu à Montréal le 10 août 2011, à l’âge de 70 ans.

Recruté en 1971 par le vice-recteur René Hurtubise pour mettre sur pied le Département des sciences juridiques et le programme de baccalauréat en sciences juridiques à l’UQAM, il est chargé de recruter la première équipe de professeurs de droit et de concevoir un programme novateur d'études juridiques. Auparavant, de 1965 à 1971, il avait enseigné à l'Université d'Ottawa, puis à l'Université de Montréal.

C'est le professeur Bureau qui avait mis en place le programme de baccalauréat en sciences juridiques à l’UQAM
C'est le professeur Bureau qui avait mis en place le programme de baccalauréat en sciences juridiques à l’UQAM
Non seulement il a fondé le département de l'UQAM, mais il peut également être considéré comme le pionnier du droit social au Québec. En effet, après un doctorat en droit social à Lyon en 1969, il a mis sur pied les premiers cours de droit social à l'Université de Montréal Droit et pauvreté dans le programme de Licence en droit, et Droit et sécurité sociale en maîtrise. Il a participé étroitement à l'élaboration et la mise en place de la première maîtrise en droit social et du travail à l’UQAM et a été l'auteur de nombreux articles et ouvrages dans le domaine du droit social.

par ailleurs, il a été un pionnier des mouvements populaires en particulier comme membre fondateur desAssociations coopératives d'économie familiale, de la clinique juridique de Pointe Saint-Charles et de l'Association des juristes québécois et comme participant à de nombreux autres organismes populaires.

En 1986, il quitte l'UQAM pour se joindre à Périodica, une entreprise de diffusion des revues culturelles, en tant qu'associé puis dirigeant. Il a fondé la Société nationale d'information qui, fusionnée avec la société Cedrom-SNI, est devenue chef de file au Canada et en France en matière de diffusion d'information de presse sur Internet.

À compter de 1997, il s'est joint au conseil d'administration des œuvres internationales de la Fondation Léger et jusqu'à 2007, il a effectué plusieurs missions d'aide internationale, humanitaire et de développement durable. Depuis quelques années, il s’était impliqué dans le mouvement « Mourir dans la dignité ».

Le professeur laisse dans le deuil sa conjointe Janine Baril, ses enfants Stéphan, Marie-France diplômée du baccalauréat en sciences juridiques et professeure à la Faculté de droit de Sherbrooke, Ariane et Marc-Antoine Baril, ainsi que ses six petits-enfants.