"Au-delà du désir d’être les seuls maîtres à bord, nous voulions nous démarquer des grands cabinets en offrant un contact privilégié, plus direct, avec le client", dit Jean-Claude Turcotte, membre du cabinet Loranger Marcoux depuis sa fondation en 1991.

"On retourne nos appels tous les jours, le client connaît nos horaires. Chacun d'entre eux a un avocat attitré, mais il peut également dialoguer avec n'importe lequel d'entre nous. Il trouvera toujours un avocat disponible pour lui répondre. Et nos honoraires sont moins chers que dans les grands cabinets", ajoute l'avocat Carl Panet-Raymond.

La genèse du cabinet était d'offrir un contact privilégié avec le client, selon Me Jean-Claude Turcotte
La genèse du cabinet était d'offrir un contact privilégié avec le client, selon Me Jean-Claude Turcotte
20 ans plus tôt, alors que la tendance est aux fusions de cabinets, l’équipe de Loranger Marcoux innove avec pour mots d’ordre : réactivité à toute épreuve et qualité des conseils stratégiques donnés.

Des missions qui, selon Me Panet-Raymond, s’inscrivent dans une même perspective : rester centré sur les besoins du client.

20 ans plus tard, alors que le cabinet boutique souffle ses bougies, l'équipe compte désormais 14 avocats, en plus de Me Loranger à la retraite qui intervient à titre d'avocat conseil.

Libres de définir leur propre agenda en matière d’heures facturables, libres de supprimer les intermédiaires : les avocats du cabinet boutique ont, en deux décennies, quasiment quadruplé leur chiffre d'affaires.

"Le bureau boutique permet un rapport plus fluide avec le client, sans les contraintes d’une grande organisation", explique Me Turcotte.

"Nous sommes une grande famille qui inclut aussi nos clients", ajoute Me Panet-Raymond.

Parmi eux, Loranger Marcoux compte tout aussi bien de grandes multinationales québécoises que des sociétés parapubliques ou des PME. À titre d'exemples : Jean Coutu, Transcontinental ou la Société des Casinos du Québec...

L’humain, avant tout

Les jeunes avocats d’hier sont aujourd’hui en charge du bureau. Les fondateurs viennent pour la plupart de grands cabinets, tel Desjardins Ducharme, ce qui leur a permis de disposer, dès le départ, d'une bonne base clientèle.

Certains clients connaissent les avocats depuis plus de 20 ans, indique Me Carl Panet-Raymond
Certains clients connaissent les avocats depuis plus de 20 ans, indique Me Carl Panet-Raymond
"De nombreux clients les ont suivis lorsqu'ils ont quitté leurs anciens cabinets. Certains de nos clients connaissent les avocats depuis plus de 20 ans", dit Me Panet-Raymond pour expliquer le lien de confiance qui s'est tissé entre le cabinet et ces derniers.

En outre, Me Turcotte attribue la réussite du cabinet à la cohésion de l'équipe.

"La cohésion du groupe, c’est la force du bureau, la clé de notre succès", dit Me Turcotte.

Voilà pourquoi l’un des challenges du cabinet dans le futur est de maintenir cette forte cohésion en prenant soin de sa relève.

"On doit continuer à regarder vers demain. Pour cela, nous privilégions l’intégration de nos jeunes membres afin qu’ils comprennent bien le fonctionnement et les enjeux du bureau", indique-t-il.

Et la crise économique ?

"Bien sûr, dans un tel contexte, les mandats changent, l’impact sur les ressources humaines est indéniable, les clients sont plus exigeants. Mais nous nous efforcerons au mieux de leur proposer des solutions avec une approche pragmatique", conclut Me Turcotte plus investi que jamais.