À 90%, tout est question de préparation. C’est simple : plus vous êtes préparés, plus vous avez confiance. Plus vous avez confiance, plus vous avez de chances de réussir votre entrevue.

Pas de place pour le hasard donc dans une mécanique impitoyable et huilée que Céline Bredeau, coach des étudiants et spécialiste en recrutement, connaît bien.

« La chance arrive avec le travail. Il faut travailler sa candidature comme un acteur répéterait une scène », explique-t-elle.

Pas besoin d'être avocat pour juger des qualités d'un candidat, selon la coach Céline Bredeau
Pas besoin d'être avocat pour juger des qualités d'un candidat, selon la coach Céline Bredeau
À 42 ans, celle qui a géré une équipe de formateurs pendant plusieurs années en Irlande, connaît toutes les ficelles du recrutement. Elle coache tout autant les jeunes que les seniors, les comptables, ainsi que les personnes ayant des difficultés à trouver un emploi.

Une affaire essentiellement comportementale où tout passe par le discours et l’attitude. Rien d’autre.

« On n’a pas à être avocat pour recruter un avocat. On peut voir si quelqu’un est bon ou mauvais, indépendamment du job. »

Peu importe que vous soyez extraverti ou introverti. Il y a simplement des réponses et des attitudes qui ne trompent pas.

Quel est le message que je veux délivrer ? Comment le faire passer ? Qui suis-je maintenant ? Où vais-je ? Autant de questions auxquelles il faut apporter une réponse, même si le choix n’est pas entièrement défini.

« Recruter quelqu’un ou l’acheter, c’est pareil », affirme Mme Bredeau. Il est donc essentiel de bien savoir se définir, comme un produit.

Comment bien se vendre ?

« D’abord, il faut connaître celui que l’on a en face, savoir pourquoi l’on postule. Mettre en avant plusieurs éléments : ce que l’on veut, ce que l’on ne veut pas, la motivation, ce que l’interlocuteur a à gagner en nous recrutant », dit-elle.

Privilégiez donc des réponses précises à leurs questions, et évitez tout laconisme ainsi que les réponses oui/non.

Un flot discontinu verbal est également à proscrire : le recruteur cherche un esprit capable de synthèse et d’analyse.

« Il faut simplement répondre précisément à la question. »

Rien de plus, rien de moins.


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L’art de la précision peut paraître a priori difficile, pourtant, il passe par des choses très simples : citer des exemples précis, prouver sa passion pour le travail visé, relever les intérêts commun.

« Il faut parler le même jargon, le même langage, car déjà vous faites partie de la famille, juste par l’attitude », dit-elle.

L’erreur suprême serait de s’autocentrer et de ne parler que de soi. Susciter l’intérêt oui, mais en se concentrant sur autrui.

« Il faut montrer au recruteur que vous êtes au courant de ce qu’il fait, de son actualité. Qu’ont-ils plaidé ? Réussi ou non ? Montrez que vous suivez », ajoute la coach.

Être coaché, c'est combien?

Son aide, Céline Bredeau la propose en plusieurs phases : d’abord un face à face avec décortication du CV et des motivations, complété ensuite par une simulation d’entretien (anglais et/ou français), et par un suivi post-entrevues, pour faire le point.

Le concept est gagnant-gagnant puisque le candidat ne paye que s’il obtient un stage, après s’être mis d’accord avec elle, sur une palette de cabinets à cibler (généralement de 1 à 5 au choix du candidat).

Le candidat paye 400 $, qu’en cas d’obtention du stage dans l’un des cabinets ciblés, à l’exception d’un tarif de 80 $ correspondant aux frais de dossiers.

Vous voulez rencontrer la coach ?

Rendez-vous le samedi 10 mars, au Queen Elisabeth où, toutes les heures, elle recevra un étudiant pour l’épauler au mieux durant cette épreuve stressante qu’est la course aux stages.