Selon les avocats du cabinet Gibson, Dunn & Crutcher à Washington qui représente Facebook, Paul Ceglia de Wellsville dans l'état de New York, a fabriqué de faux documents et des courriels, en plus d'avoir éliminé des éléments de preuve. Les procureurs du réseau social estiment aussi que l'homme a attendu trop longtemps - soit six ans - avant de se manifester.

Dean Boland représente le demandeur Paul Ceglia
Dean Boland représente le demandeur Paul Ceglia
De leur côté, les procureurs du demandeur affirment que la cause de leur client Paul Ceglia mérite d'être entendue. Ce dernier est représenté notamment Me Dean Boland de Lakewood dans l'Ohio, avocat principal dans cette affaire.

Dans le texte de sa poursuite datant de 2010, M. Ceglia avance qu'une entente conclue en 2003 avec le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, lui donnait droit à 50% du réseau social, lancé l'année suivante.

Le contrat montre que lorsqu'il a embauché M. Zuckerberg, alors étudiant de première année à Harvard, afin de l'aider à mettre au point une base de données; il lui a aussi donné 1000 $ US afin de l'aider à lancer Facebook, en échange de la moitié de la propriété de l'entreprise si celle-ci connaissait du succès, a indiqué M. Ceglia.

Mark Zuckerberg s'est défendu en disant qu'il n'avait pas encore conçu Facebook à l'époque.

Les avocats de M. Zuckerberg accusent M. Ceglia d'avoir modifié le contrat d'embauche de leur client en y ajoutant des références à Facebook, et aussi d'avoir créé de toute pièce des courriels qui auraient été échangés entre les deux hommes, afin d'appuyer sa réclamation.

Un premier appel public à l'épargne pourrait bientôt porter la valeur de Facebook jusqu'à 100 milliards $ US. De quoi susciter l'appétit d'anciennes relations d'affaires du fondateur de Facebook...