L’avocate française est-elle aussi parfaite qu’elle en a l’air ? Les femmes juristes sont-elles mieux loties que leurs consœurs canadiennes et américaines ?, s’interroge Vivia Chen dans The Careerist.

Ce qui est certain, c’est qu’elles ont désormais dépassé en nombre leurs homologues masculins. En effet, selon The Lawyer, il y a désormais plus de femmes que d’hommes au Barreau de Paris.

Au final, le combat est le même des deux côtés de l'Atlantique
Au final, le combat est le même des deux côtés de l'Atlantique
Plus de la moitié des avocates parisiennes, soit 52,7% sont employées par de grands cabinets, contre 31,4% d’avocats, rapporte une récente étude du Barreau de Paris.

Pourtant, le refrain est le même des deux côtés de l’océan : peu de femmes accèdent au rang d’associées. Il semblerait même que la situation soit encore pire côté français.

En 2005, 12,6% des avocates parisiennes ont été promues associées dans de grands cabinets, contre 29,6% des hommes. Ainsi, en 2011, 15,6% des femmes juristes étaient-elles associées.

Mais, la proportion d’hommes, elle, atteint les 36%, un chiffre d’iniquité que l’on peut juger tout aussi inquiétant que celui arboré outre-Atlantique : 16% d’associées selon la National Association of Women Lawyers.

La différence, cependant, est que les avocates américaines constituent encore moins de la moitié des associés des grands cabinets, soit environ 45%.

Faut-il envier l’avocate française donc ? Tout porte à croire que non.

Même combat

Car à l’instar des américaines et canadiennes, les juristes françaises gagnent moins que leurs confrères.

Le salaire moyen pour avocate exerçant à Paris équivaut à 76 308 dollars, contre 127 409 dollars pour un homme.

Le salaire médian, lui, est de 55 320 dollars pour les femmes, versus 91 066 dollars pour les hommes.

Comment expliquer cet écart ?

Selon l’étude, cela serait du en partie au fait que les avocats sont, de manière générale, plus âgés que leurs homologues féminins. Aussi, les avocates auraient tendance à exercer dans des domaines de pratique moins lucratifs.

Au final, même combat pour les femmes avocates. Qu’elles soient d’ici, ou d’ailleurs.