Du discours de Lucien Bouchard, associé au cabinet Davies et ex-Premier Ministre du Québec, devant les juristes du Sommet Mondial de l’ACCJE, on retiendra surtout les accents humains.

Articulée autour de la figure du leader, son intervention fait l’apologie de l’excellence et du leadership, mais sous un prisme humaniste inattendu.

« La globalisation a fait de la poursuite de l’excellence une nécessité. Il y a toujours un compétiteur qui menace de vous dépasser », affirme-t-il.

Oui, mais.

Devant cette obligation de se « surpasser dans des proportions magnifiées », Lucien Bouchard préfère miser sur l’importance des valeurs humaines : la justice, le respect de l’autre, le service rendu à la communauté.

Un retour à des valeurs “traditionnelles” qu’il juge comme fondamental.

« Le premier devoir d’un leader est éthique. »

Rappelant à l’assemblée de juristes, conquise par son humour et ses références culturelles (il citera tout autant Cicero, que Neil Armstrong ou Churchill comme source d’inspiration), l’importance de l’héritage à transmettre à ses enfants, l’avocat évoque les enjeux de demain : l’industrie alimentaire, l’environnement, les droits de l’homme.

Droit-Inc a discuté avec l’ancien Premier ministre :