En janvier, on a appris que le ministre des Transports, Pierre Moreau, avait jeté son dévolu sur l’ex-premier ministre pour le représenter auprès des compagnies ferroviaires.

Le mandat de Daniel Johnson durera 2 ans; il touchera 400 $ de l'heure
Le mandat de Daniel Johnson durera 2 ans; il touchera 400 $ de l'heure
Le pont de Québec et les échangeurs Turcot et Dorval seront au cœur du mandat de Daniel Johnson, qui s’échelonnera sur deux ans. Il touchera des honoraires de 400 $ l’heure. Le contrat d’un million $ comprend aussi ses frais de déplacement pour cette période. Il est renouvelable pour une période de 12 mois à la demande du ministre.

Le ministre Moreau estime que Daniel Johnson est la personne tout indiquée pour occuper cette fonction.

« M. Johnson est quelqu’un de très haut profil. C’est un ancien premier ministre du Québec. Les négociations qu’on souhaite conduire, c’est l’ensemble des négociations entre le ministère des Transports (MTQ) et les deux compagnies ferroviaires, CP et CN, sur l’ensemble des parcours où nos emprises se croisent », a-t-il dit hier au Journal de Québec.

Droit de passage

L’entente entre le gouvernement et le CN, propriétaire du pont de Québec, doit être renégociée, puisqu’elle vient à échéance d’ici quelques mois. C’est le droit de passage qui est au centre des discussions. Quelques 35 000 automobilistes traversent chaque jour le pont. Chaque année, Québec verse 25 000 $ pour ce droit de passage.

L’avocat-conseil de chez McCarthy Tétrault devra aussi négocier le déplacement des voies ferroviaires dans le cadre de la reconstruction du complexe Turcot et du rond-point Dorval. « Le contentieux pour les deux échangeurs, ce n’est pas : est-ce qu’on va les déplacer ou pas ? , c’est : quelles sont les conséquences économiques liées à ça? » a tenu à préciser le ministre Moreau.

« Ce sont des négociations qui sont de très haut niveau dans un domaine extrêmement pointu », a-t-il insisté.

Pierre Moreau ajoute que c’est d’ailleurs à la suite d’une « recommandation des experts du MTQ d’avoir un négociateur de très haut niveau, compte tenu de la nature des négociations avec les deux entreprises », que le gouvernement a choisi Daniel Johnson.