Pour la plupart vêtues de leur toge, les personnes présentes s’étaient déplacées pour protester contre la loi spéciale du gouvernement. Selon elles, elle représente une « atteinte profonde à la démocratie ».

Me Anne-Geneviève Gauthier soutient qu'il y a un malaise parmi les juristes, par rapport à la Loi 78.
Me Anne-Geneviève Gauthier soutient qu'il y a un malaise parmi les juristes, par rapport à la Loi 78.
« Parmi les juristes, il y a un malaise », a avoué l’avocate Anne-Geveviève Gauthier. La femme prenait part au rassemblement pour défendre la « liberté d’expression et de manifestation ».

Événement se voulant non partisan, autant les gens en défaveur qu’en faveur de la hausse des droits de scolarité étaient invités à se joindre à la marche.

Un carré rouge bien apparent sur son sac, il ne faisait aucun doute que l’avocat Robert Tremblay était du premier camp.

Me Robert Tremblay a dit que les étudiants ont entièrement raison de s'opposer à la hausse des frais de scolarité et que la Loi 78 était une atteinte profonde à la démocratie.
MICHEL DESBIENS/AGENCE QMI
Me Robert Tremblay a dit que les étudiants ont entièrement raison de s'opposer à la hausse des frais de scolarité et que la Loi 78 était une atteinte profonde à la démocratie. MICHEL DESBIENS/AGENCE QMI
« Les étudiants ont entièrement raison de s’opposer à la hausse des droits de scolarité », a-t-il confirmé.

Il n’était pas le seul à arborer le carré rouge, certains en ayant même épinglé un sur leur toge.

La plupart des gens rencontrés sur place avaient entendu parler de l’événement pour la première fois plus tôt dans la journée. « Il y a eu un appel à tous sur les réseaux sociaux », a précisé Me Gauthier.

Les juristes se sont rassemblés peu après 18 h, au coin de la rue Notre-Dame et du boulevard Saint-Laurent. Le départ a été donné à 19 h, et les marcheurs se sont mis en route vers la place Émilie-Gamelin en empruntant la rue Notre-Dame, vers l’est.

Quelques étudiants en droit se qualifiant de « très engagés » étaient aussi de la manifestation.