La possible libération de Jacques Vachon inquiète deux de ses présumées victimes
La possible libération de Jacques Vachon inquiète deux de ses présumées victimes
Jacques Vachon pourrait bientôt être libéré et emménagé chez sa fille, à Saint-Just-de-Bretenières.

« Il ne faut pas qu’il sorte, a lancé Lucie Blais, qui se décrit comme une victime indirecte de Vachon, au bout du fil. En plus, il demande à rester dans le bout ici ! Ça m’inquiète. Beaucoup n’osent pas parler, car ils ont peur de lui. Ils craignent les représailles. Cet homme est un danger public. Il ne regrette rien. Il n’admet aucun de ses torts. J’ai bien peur qu’il refasse les mêmes affaires. »

Sa demi-sœur, Nancy Godbout, s’est suicidée en 2008, peu de temps après qu’elle eut témoigné en cour contre son présumé bourreau. Un an plus tard, Vachon a été reconnu coupable de 29 chefs d’accusation de nature sexuelle et a écopé de 23 ans de pénitencier. Son procès devra cependant être repris en octobre, puisque la Cour d’appel a jugé qu’il n’a pas eu droit à un procès équitable par la faute de son ex-avocat, aujourd’hui radié du Barreau.

« Il me semble de voir Jacques Vachon au dépanneur me faire son petit sourire en coin comme il l’a toujours fait! Ma sœur s’est pendue et il continue de dire qu’il n’a rien fait », s’est désolée Mme Blais.

Me Dumas contredit

Le Journal de Québec a d’autre part rencontré la principale présumée victime de Jacques Vachon dans les bureaux de Me Marc Bellemare. L’avocat de Québec l’a représentée au civil devant la Direction de l’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC).

Vachon est dangereux et ne doit pas sortir de prison, croit Me Bellemare
Vachon est dangereux et ne doit pas sortir de prison, croit Me Bellemare
La dame dit avoir été choquée par les déclarations de Me Alain Dumas, avocat de Vachon. L’avocat de la défense a suggéré que les derniers événements reprochés à Vachon dataient de 1991 et que son client n’avait importuné personne entre 1991 et 2008.

« En 1998, Vachon venait devant la maison faire crisser les pneus de son pick-up. Il a fallu qu’on appelle la police pour qu’il arrête. Ensuite, en 2006, il se stationnait devant l’entrée de mon travail et faisait des gestes menaçants. Ce serait catastrophique et invraisemblable de le libérer », a-t-elle insisté.

« Dangereux »

Me Bellemare a annoncé qu’il fera part de ces événements aux procureurs de la Couronne en espérant que d’autres chefs d’accusation puissent être retenus contre Vachon dans son nouveau procès. « C’est quelqu’un de dangereux. Il ne doit pas sortir de prison », croit l’avocat de Québec.

La requête de révision de l’ordonnance de détention de Jacques Vachon doit être examinée lundi, à Québec. Me Alain Dumas n’a pas souhaité faire de commentaire.