« La confiance en soi n’est utile que lorsqu’elle est faible », note le Dr Tomas Chamorro-Premuzic.

Faible, mais pas trop faible : la peur ne doit pas annihiler vos performances, le stress et l’anxiété ne doivent pas vous pousser à abandonner vos buts.

Une confiance en soi, disons « correctement » faible, peut en revanche vous aider à redéfinir vos objectifs avec justesse. Ils seront ainsi plus réalistes, plus réalisables, écrit-il.

Pourquoi ? Voici trois raisons :

1. Vous êtes plus ouverts à la critique

La plupart des gens se révèle totalement fermée à l’auto critique, au retour sur soi.

Souvent, les avocats eux-mêmes se reposent sur leurs lauriers, n’écoutent que les commentaires positifs, ignorent les remarques négatives.

La réussite, dit-il, c’est 10% de performance, et 90% de préparation. Et ce, quel que soit le domaine de compétence.

Ainsi, si vous vous montrez plus conscients de vos points forts ET de vos points faibles, vous serez mieux préparés. Et donc plus efficaces.

2. Le pessimisme est un allié

Cela vous paraît étrange ? Pas tellement, si l’on considère que pour être le meilleur dans votre domaine, il vous faut aussi être votre plus sévère critique.

Une faible confiance en soi entraîne un certain pessimisme, qui, couplé à des désirs d’ambition, produit le plus souvent des performances exceptionnelles.

La confiance en soi n’est utile que lorsqu’elle est faible
La confiance en soi n’est utile que lorsqu’elle est faible
Car la plupart des gens chérit l’idée d’être exceptionnelle, mais pas le prix qu’il faut payer pour le devenir.

En effet, comment perdre du poids sans supprimer les sucreries de son alimentation ? Vous voyez l’idée ?

Vous, avocats pessimistes, vous mettez les bouchées doubles pour parvenir à vos fins.

3. Orgueil ne rime pas avec rentabilité

Selon de récentes études, 60% des travailleurs détestent leur emploi. La raison la plus commune ? Leur boss arrogant.

Avec une faible estime de soi, pas question d’être arrogant, puisque vous vous remettez sans cesse en question, ne blâmez pas les autres pour vos propres échecs, ne tirez pas le bénéfice du travail des autres.

Et ceci profite tout aussi bien à vos collègues qu’à votre cabinet.

Vous l’aurez donc compris: aimez-vous, oui… mais avec modération !