Depuis plusieurs semaines, Véronique Lalande qui avait alerté les médias et les autorités d’une présence anormale de métaux lourds dans son quartier de la Cité-Limoilou à Québec, envisageait la possibilité d’entamer des procédures judiciaires.

Véronique Lalande a fait appel au cabinet Lauzon, Bélanger, Lespérance cofondé par Me Michel Bélanger
Véronique Lalande a fait appel au cabinet Lauzon, Bélanger, Lespérance cofondé par Me Michel Bélanger
Selon elle, le 26 octobre dernier, elle et ses voisins ont subi d’importants dommages. Elle affirme également qu’il s’est passé 72 heures avant qu’elle soit informée de la situation, et ce, seulement parce qu’elle l’avait demandé.

Mme Lalande a déposé sa requête lundi avec l’aide de la firme d’avocats Lauzon, Bélanger, Lespérance, spécialisée dans le droit environnemental, et souhaite impliquer « toutes les personnes résidentes de l’arrondissement de La Cité-Limoilou », mais plus précisément celles qui ont été fortement touchées dans le Vieux-Limoilou, Saint-Roch, Saint-Sacrement, Saint-Sauveur et le Maizerets.

Pour ce qui est des montants demandés par les plaignants, la citoyenne a expliqué qu’ils devraient varier selon les dommages de chaque personne, locataire ou propriétaire. Toutefois, elle demande dans la requête à Arrimage et au Port de lui payer conjointement une somme de 5000 $ en compensation des dommages subis.

D’ailleurs, Mme Lalande explique que la compagnie n’a eu aucune compassion envers les résidents de son quartier et qu’Arrimage du Saint-Laurent a essayé d’acheter le silence, sans réellement connaître le réel coût des dégâts.

Du côté d’Arrimage Saint-Laurent, on souligne aussi avoir essayé de s’entendre à l’amiable avec Mme Lalande et qu’un chèque de 600 $ lui avait été remis, mais comme le problème est maintenant devant les tribunaux, ils ne commenteront pas davantage.

Même chose pour l’administration portuaire de Québec qui désire prendre connaissance plus amplement de la requête.