À gauche, Me Marjorie Marchand de Bélanger Sauvé encourage les étudiants à venir aux kiosques.
À gauche, Me Marjorie Marchand de Bélanger Sauvé encourage les étudiants à venir aux kiosques.
Dans l’enceinte de cette faculté, les cabinets sont entassés dans les petits couloirs du pavillon Maximilien-Caron pour y dénicher les « super étudiants ».

En plus de ses 135 années d’existence, la faculté de droit de l’UdeM est non seulement l’une des plus vieilles du pays, mais c’est aussi celle qui accueille l’un des plus grands bassins étudiants.

Avec ses quelque 1100 étudiants répartis sur les trois années du baccalauréat, l’Université de Montréal est un lieu attirant pour le recrutement. Du côté des étudiants, qui étaient nombreux à participer à ce bal de séduction, l’intérêt pour les grandes firmes est réciproque.

« L’attrait général pour les grands bureaux est palpable ici », note Julien Rheault, un étudiant qui sillonne les différents couloirs de la journée carrière.

Cet intérêt marqué pour le travail corporatif rehausse le nombre d’inscriptions dans les cours spécialisés en droit des affaires, croit Patrice César, étudiant en troisième année.

Plus les étudiants progressent dans leurs études, plus ils prennent conscience de ce qui les attend sur le marché du travail, explique David Codere, aussi en troisième année.

« Le droit des affaires est un domaine prisé puisque de bons postes sont disponibles, ce qui n’est pas aussi sûr dans les autres secteurs. »

Mélissa Bazin et Sylvianne Fréchette sont en deuxième année. Le temps d’un arrêt entre deux kiosques, elles apportent un bémol et expliquent que les secteurs d’intérêts varient parmi leurs collègues.

« Au sein de notre cohorte, certains ont des ambitions pour le droit pénal, le droit familial, le droit international ou encore s’intéressent à la propriété intellectuelle, les goûts varient. »

Un trait de personnalité particulier

Frédéric Bérard, chargé de cours à la faculté depuis 2003 et chroniqueur à Droit-inc.com
Frédéric Bérard, chargé de cours à la faculté depuis 2003 et chroniqueur à Droit-inc.com
En plus de leur tendance à se tourner vers le droit des affaires, est-ce que les étudiants de l’UdeM ont des traits caractéristiques communs?

« Les étudiants je côtoie sont en général rigoureux et ambitieux, ils ont aussi une curiosité marquée pour les questions sociales et politiques », constate Frédéric Bérard, chargé de cours à la faculté depuis 2003 et chroniqueur à Droit-inc.com.

« Les étudiants ici sont en général très fonceurs et persévérants, l’ambiance d’étude est très compétitive », explique Me Léliane Villeneuve, une diplômée de la faculté devenue notaire et qui est venue représenter PME Inter Notaires, un réseau qui regroupe 340 notaires dans tous les domaines du droit.

« Certains cours éveillent l’intérêt d’un grand nombre vers un secteur particulier. C’est le cas avec le droit médical, un cour populaire qui est enseigné par Patrice Deslauriers », souligne Me Léa Barot-Brown, avocate chez Lavery, anciennement étudiante à l’UdeM.

Malgré les centres d’intérêts et quelques traits caractéristiques communs, les étudiants vont éventuellement se diriger vers des voies plus précises, croit Me Jean-François Demers, de Jolicoeur Lacasse.

« Tant qu’on n’a pas vécu des expériences de travail, il est très difficile de se faire une idée du genre métier qu’on veut avoir à partir des bancs d’école », ajoute le diplômé de l’UdeM qui est impliqué dans le recrutement du cabinet.

La journée carrière à l'UdeM en images

Pascal César s'entretient avec l'équipe de Heenan Blaikie.


Mettre les chances de son côté

Étant donné du grand intérêt pour le droit corporatif dans la faculté, les candidats qui veulent se démarquer du lot font bien de venir à la rencontre des cabinets.

C’est du moins ce que croit Me Marjorie Marchand, venue représenter Bélanger Sauvé. « Lorsqu’un étudiant vient nous faire part de son intérêt marqué pour le bureau et qu’on le revoie en entrevue, cela peut bien sûr jouer en sa faveur. »

« Venir discuter au kiosque ou dans les évènements organisés par le cabinet, c’est un exercice incontournable pour ceux qui veulent être remarqués », ajoute Me Marie-Claude Mailloux, qui siège sur le comité étudiant de Norton Rose.

Me Pascal Pommier, venu représenter la Cour d’appel, croit que la visite du kiosque a plus ou moins d’impact sur le recrutement. « Au nombre de personnes qu’on voit, il est rare qu’on se souvienne de tout le monde, malheureusement! »

Rassurez-vous, indique-t-il : « Si vous n’êtes pas venus nous voir mais que votre dossier est retenu, vous aurez l’occasion de nous convaincre de votre motivation en entrevue».

Visionnez le témoignage de deux étudiants de différents horizons qui racontent leur vision de la journée carrière: