Parlant du document de 137 pages, l’avocate a indiqué en entrevue à l’émission «Face à face» sur les ondes de V, que durant toute sa carrière, elle n’avait «jamais vu un jugement aussi partagé» de la part du plus haut tribunal du pays.

Anne-France Goldwater, avocate de Lola en première instance et en appel, a réagi vivement à la décision de la Cour
Anne-France Goldwater, avocate de Lola en première instance et en appel, a réagi vivement à la décision de la Cour
Elle a dit également regretter que ce jugement ne reflète en rien «les valeurs québécoises», et qu’au contraire, il tende à «favoriser l’autonomie du conjoint riche au détriment de la protection de la conjointe vulnérable».

«Avec ce jugement, a-t-elle poursuivi, c’est comme si on disait que lorsqu’on est en couple, on est comme des associés d’affaires. L’idée qu’il faut faire des sacrifices pour sa famille est évacuée.»

Selon l’avocate, l’amour est aveugle et qui plus est, les Québécois sont un peuple très romantique. «Les conjoints vulnérables ne sont pas en position de négocier et ne connaissent pas nécessairement leurs droits.

Ils ont aussi une vision idéalisée de l’amour», a-t-elle déclaré.

Elle se dit également très étonné du fait que la Cour suprême a reconnu qu’il existe effectivement une discrimination pour les conjoints de fait, mais qu’en contrepartie, les juges ont tout de même décidé de maintenir cette situation, unique au Canada. «On dit clairement aux conjoints de fait : «Démerdez-vous, protégez-vous avec des contrats». Mais la loi ne dit rien sur ce que doivent contenir ces contrats d’union de fait…»