"Avec ma voix forte et quelques blagues sales, ça aurait pu convaincre la juge en chef!" dit la colorée avocate.

Elle aurait aimé plaider dans cette cause que son ex-cliente, Lola, vient de perdre.

Me Anne-France Goldwater croit que la décision aurait pu être différente si elle avait eu la chance de défendre Lola en Cour Suprême
Me Anne-France Goldwater croit que la décision aurait pu être différente si elle avait eu la chance de défendre Lola en Cour Suprême
Rappelons-le, Me Goldwater a été écartée du dossier après l’appel en Cour d’appel, au profit de Guy Pratte, de BLG.

Mais au moins, lance-t-elle sur un ton plein d’espoir, il y a un débat social en cours, Justice Québec va se pencher sur la question.

« J’ai réussi à faire bouger les choses, je suis un moteur avec beaucoup de force! » dit-elle à Droit-inc, quelques minutes après sa conférence de presse.

Pour cette battante, ce n’est pas le temps de se décourager. Se rappelant la cause du mariage entre conjoints de même sexe qui a pris quelques années à être reconnue politiquement, Me Goldwater ne compte pas baisser les bras.

Cela prendra encore un certain temps, mais la bataille sera gagnée tôt ou tard, renchérit-elle.

Repensant à son parcours des dernières années, Me Goldwater admet qu’être l’avocate de Lola, ça n’a pas toujours été facile

Étant fortunée, sa cliente n’attirait pas la sympathie du public. « J’ai dû supporter l’odieux des nombreuses attaques destinées à Lola. »

Mais le pire, ajoute-t-elle, c’est que le Barreau du Québec est resté silencieux…