Sylvie Rodrigue est la toute première associée-directrice de Torys Montréal
Sylvie Rodrigue est la toute première associée-directrice de Torys Montréal
C'est ce qu'à indiqué hier à Droit-inc.com la toute première associée-directrice de Torys Montréal, Sylvie Rodrigue.

Dans un entretien téléphonique, Me Rodrigue a mentionné que le nombre d'avocats qui feront partie du nouveau bureau n'était pas encore déterminé mais que le cabinet avait bel et bien l'intention de procéder à des embauches d'ici l'ouverture prévue le 2 avril.

«Pour l'instant tout est ouvert!» dit l'avocate, pour qui tout va très très vite depuis qu'elle a annoncé son départ de Norton Rose mardi dernier.

Par ailleurs, même si le communiqué indiquait mercredi que le bureau de Montréal se concentrera sur le secteur du litige, il n'est pas exclu que d'autres domaines s'y greffent avec le temps, souligne Sylvie Rodrigue.

Le bureau de Torys sera situé au centre-ville de Montréal, mais Me Rodrigue n'a pas voulu en dévoiler l'endroit exact pour le moment, le bail n'étant pas officiellement signé.

Me Rodrigue insiste pour dire que son départ de Norton Rose n'a strictement rien à voir avec les récentes fusions du cabinet - la dernière survenue en novembre 2012 avec Fulbright & Jaworski. Au contraire, elle n'a que de bons mots à dire sur son ancien cabinet où elle a passé 22 ans.

Sa décision est plutôt le fruit d'une réflexion sur la suite qu'elle compte donner à sa carrière. Experte en défense en matière de gros recours collectifs, elle explique que sa pratique se développe surtout au Canada et non à l'international, comme c'est le cas pour d'autres domaines chez Norton Rose.

«À ce stade-ci de ma carrière, la plateforme nationale de Torys est plus en ligne avec mon type de pratique», dit-elle.

Évidemment, l'occasion qui lui a été proposée d'ouvrir et de diriger un bureau à Montréal l'a séduite. D'autant plus qu'elle connaît très bien le marché montréalais, elle qui a pratiqué dans la métropole chez Ogilvy Renault pendant de nombreuses années. Depuis sept ans, elle habite Toronto avec sa famille, mais passait de une à deux journées par semaine à Montréal.

Au début, elle compte donc faire la navette régulièrement entre Montréal et Toronto, comme elle faisait chez Norton, puis réduire peu à peu ses déplacements une fois que le bureau sera bien rodé.