Stefano Mancuso
Stefano Mancuso
Parce qu’elles sont capables de se déplacer, de se défendre ou d’utiliser leur odorat, les plantes devraient se voir reconnaître des droits, selon le neurobiologiste Stefano Mancuso, dont les propos sont repris sur le site Slate.

Cette éventualité débarque en plein débat autour du projet de loi 54 destiné à améliorer le sort des animaux au Québec et à modifier leur statut juridique pour « êtres doués de sensibilité ayant des impératifs biologiques ». Actuellement, les animaux sont considérés par le Code civil comme des biens meubles.

« L'intelligence est la capacité à résoudre des problèmes et les plantes sont incroyablement bonnes en résolution de problèmes », explique Stefano Mancuso.

Par exemple, en matière de reproduction, les plantes ont mis au point des méthodes complexes pour attirer les pollinisateurs. Elles sont ainsi capables de produire des senteurs, couleurs et substances sucrées et elles communiquent via des vibrations, des odeurs ou des signaux électriques. Sans compter leurs nombreux mécanismes de défense…

«Selon moi, on ne peut plus repousser cette discussion sur le droit des plantes. Je sais que la première réaction, même chez les gens les plus ouverts, sera: “Oh, il exagère. Le droit des plantes ? C'est insensé.” Le combat pour gagner un droit est toujours difficile, mais il est nécessaire. Donner des droits aux plantes est une manière d'empêcher notre extinction ».

Exagéré ? Qu’en pensez-vous ?