Me Sandrine Pernod-Boulanger possède une expertise en droit commercial, propriété intellectuelle et droit des technologies.
Me Sandrine Pernod-Boulanger possède une expertise en droit commercial, propriété intellectuelle et droit des technologies.
Le stress fait partie de notre quotidien d’avocat, que l’on soit dans un grand bureau ou en solo. La gestion de nos clients et l’impact des opinions et actes que nous avons à remettre sont communs aux deux types de pratique.

Pour les solos, le manque de ressources, de personnel de soutien et/ou l’incertitude des prochains mandats rajoutent probablement une couche supplémentaire de stress. Cette composante est indissociable de notre pratique pourtant elle ne devrait pas nous empêcher de fonctionner.

Voici quelques trucs que j’utilise pour m’aider à mieux gérer ce stress.

Éviter la procrastination : L’idée n’est pas de reprendre les astuces développées par notre consœur dans sa récente chronique mais de tout simplement confirmer que la procrastination est une source de stress importante. Il n’y a rien de plus pénible que de se répéter « je ne dois pas oublier de faire cela ». J’invite donc tout le monde à suivre ses conseils.

Poser des limites et les respecter : Lorsque l’on démarre sa pratique solo, on souhaite évidemment offrir un service sur mesure à nos clients pour tenter de se démarquer d’un gros bureau. Comme tout le monde, j’ai donc commencé à répondre quasiment instantanément à chaque message de mes clients le soir, la fin de semaine ou en vacances et ce, même à des messages non prioritaires.

Le résultat ne s’est pas fait attendre : au bout de quelques mois, j’étais fatiguée de n’avoir jamais aucun répit et donc encore plus stressée. J’ai décidé récemment de me fixer des heures de travail et de tenter de décrocher en dehors de ces heures. Je me suis rendue compte que je suis beaucoup plus concentrée pendant les heures que je me suis attribuée et donc bien plus productive.

Il y a évidemment des situations exceptionnelles qui demandent des interventions en dehors des heures de bureau mais celles-ci doivent rester justement, exceptionnelles. Il faut donc poser des limites aux clients (qui comprennent parfaitement) mais aussi à soi-même (partie la plus difficile pour moi).



Ranger et organiser son bureau : Virtuels ou physiques, les dossiers doivent être classés et organisés. Ceci permet d’être efficace et productif immédiatement au moment où on se met au travail. Cela me permet également de prendre un appel de client et d’être capable de lui répondre immédiatement quand il me pose une question sur un point de son dossier, par exemple.

Il m’est arrivé de ne pas rappeler tout de suite un client car je ne trouvais plus un courriel ou le dernier projet de contrat envoyé. Cela prend quelques minutes de ranger le courriel dans le dossier dès qu’il est reçu ou envoyé et donc de le retracer rapidement. Lorsque que l’on travaille seule, sans assistance, ceci est fort utile.

Faire une activité physique : Ceci semble être évident pourtant je dois avouer que j’ai du mal à rester loin d’un écran. En travaillant seule, je suis tentée de déjeuner à mon bureau avec mon ordinateur lorsque je n’ai pas de repas prévu. Ces jours-là, je vais prendre une marche même courte mais je me change les idées et je prends l’air.

La pratique régulière d’un sport est aussi fortement recommandée. J’ai opté pour des cours collectifs certains jours de la semaine et ces tranches horaires sont inscrites dans mon agenda. Ces heures sont à moi, je ne prends ni rendez-vous, ni mon téléphone et puisque je suis seule, je n’ai pas de compte à rendre à des collègues qui peuvent prendre un malin plaisir à souligner vos absences du bureau. L’activité physique sans être intense permet de canaliser mon stress, j’ai toujours les mêmes dossiers à gérer à mon retour au bureau mais mes pensées sont beaucoup plus claires.