Le site web des juges n’est pas sécurisé
Le site web des juges n’est pas sécurisé
C’est ce qu’a constaté un journaliste de La Presse qui a pu consulter des fichiers PDF relatant entre autre les enquêtes déontologiques menées par le Conseil.

Rappelons que le Journal de Montréal avait publié le contenu d’une vidéo montrant la juge Suzanne Vadeboncoeur invectiver les constables spéciaux du Palais de justice de Montréal, à la suite d’un souper de Noël. Le Journal avait aussi mis la main sur le rapport d’incident de l’événement, qui a mené la juge Vadeboncoeur devant le Conseil de la magistrature, où une plainte avait été déposée.

Alléguant que le JdeM aurait obtenu des documents, dont le contenu de la plainte, illégalement, le Conseil a obtenu la saisie de l’ordinateur du JdeM ayant servi à dénicher l’information sensible. Michael Nguyen, du JdeM, avait affirmé avoir obtenu les documents confidentiels en utilisant le moteur de recherche Google, tout simplement.

Pas de mot de passe ou mesures de sécurité

« Les fichiers PDF et vidéo ont pu être téléchargés sans qu'aucun mot de passe soit demandé par le site ou que d'autres mesures de sécurité y fassent obstacle. Aucun avertissement indiquant que le contenu était confidentiel n'a été affiché », écrit le journaliste.

Dans les jours suivants l’intrusion, le Conseil de la magistrature avait affirmé avoir « fait le nécessaire pour renforcer la sécurité de la zone restreinte de son site sécurisé » pour corriger la situation.

Sauf qu’il n’en est rien, a constaté La Presse. « L'accès à ces documents sensibles n'est pas protégé. Laisser penser aux utilisateurs légitimes qu'ils le sont relève de la tromperie », a expliqué à La Presse Jean Loup Le Roux, fondateur de l'entreprise de sécurité I & I Strategy.

Selon le journal, Triomphe marketing et communications, responsable du site du Conseil, « a pour sa part assuré que les documents étaient « actuellement protégés » ».