TJ Prahalis de l'Université d'Ottawa.
TJ Prahalis de l'Université d'Ottawa.
C’est au Centre Mont-Royal que se sont retrouvés vendredi dernier les étudiants des facultés de droit de toutes les universités du Québec (sauf l’Université Laval) ainsi que de l’Université d’Ottawa afin de rencontrer les cabinets du Québec.

Droit-inc vous contait hier la journée du côté de Lavery. Voici, cette fois, les impressions des étudiants!

Premier constat : la patience était de mise lors de ce rendez-vous annuel lors duquel les étudiants devaient parfois attendre de longues minutes afin de parler aux représentants des gros cabinets.

La présentation de conférences, une nouveauté cette année, a toutefois permis d’aérer un peu les salles dans lesquelles les kiosques des cabinets se trouvaient.

Pierre Larouche de l’Université de Montréal, Alexis Beaudoin-Fol de Blakes, Cassels & Graydon, Cindy Ho de DS Avocats et Kasandra Côté de KPMG.
Pierre Larouche de l’Université de Montréal, Alexis Beaudoin-Fol de Blakes, Cassels & Graydon, Cindy Ho de DS Avocats et Kasandra Côté de KPMG.
Dans la salle de conférence, on retrouve Mes Cindy Ho de DS Avocats, Alexis Beaudoin-Fol de Blakes, Cassels & Graydon, Kasandra Côté de KPMG ainsi que Pierre Larouche de l’Université de Montréal.

À tour de rôle, chaque intervenant parle du type de droit qu’il pratique, de ses spécialisations ainsi que de la vie en cabinet.

« Prendre des cours de fiscalité ou de comptabilité, ce n’est jamais perdu », conseille Me Beaudoin aux étudiants.

Pas intimidé

Rencontrés dans la salle de conférence, les étudiants Jean-Christophe Côté, Catherine Savard et Victoria Robert Jodoin se préparent à rencontrer les cabinets.

Jean-Christophe Côté, Catherine Savard et Victoria Robert Jodoin de l'Université de Sherbrooke.
Jean-Christophe Côté, Catherine Savard et Victoria Robert Jodoin de l'Université de Sherbrooke.
« Ça ne me stresse pas, je pense que c’est important d’être spontané, lance Jean-Christophe, qui avait hâte de rencontrer BCF. La plupart des gens qu’on rencontrera seront jeunes, c’est moins intimidant que de rencontrer un associé qui détient quarante ans d’expérience! »

Justement, c’est pour cela que Jerry Huang, étudiant en droit ayant complété un stage l’été dernier avec Stikeman Elliott, s’est présenté à l'événement : détendre les futurs stagiaires.

« Nous sommes ici pour donner au prochain! Indiquer nos attentes aux étudiants pour être certains qu’ils performent bien en entrevue et qu’ils comprennent bien nos attentes. »

La stagiaire a été agréablement surprise de la qualité des candidats à se présenter au kiosque, tout comme Me Émile Catimel-Marchand de McMillan.

Ce dernier explique à Droit-Inc que son cabinet cherche à embaucher quatre stagiaires cette année.

« Mais c’est un chiffre variable! On est ouverts à tous les profils de stagiaires. Ce qu’on veut, c’est trouver de futurs collègues qui cadreront bien dans notre équipe. »

Quant aux plus petits cabinets comme Loranger Marcoux, des étudiants se sont justement déplacés pour les rencontrer.

Karine Nadeau Léveillé de Loranger Marcoux
Karine Nadeau Léveillé de Loranger Marcoux
« C'est difficile pour les étudiants de savoir en 1ère et 2ème année sils veulent faire du droit du travail », commente au passage Me Karine Nadeau Léveillé.

L'étudiant Rami Zaid est venu les rencontrer.

« Il y a des organismes et de petites firmes qui n’ont pas le budget pour se présenter dans tous les événements de réseautage de l’Université, souligne l’étudiant de l’UdeM. La Journée Carrière, c’est vraiment une belle ouverture sur le monde juridique montréalais. »

Opération séduction

Cette année, un cireur de chaussures était à la disposition des étudiants, service ayant été très populaire.

« Nous sommes dans une industrie de service, alors je pense que c’est important de faire le nécessaire pour être présentable! », explique TJ Prahalis de l’Université d’Ottawa.

Florence Dumesnil (Uottawa) , Stéphanie Beaudoin (UdeS) et Andréanne Beaudoin (UOttawa).
Florence Dumesnil (Uottawa) , Stéphanie Beaudoin (UdeS) et Andréanne Beaudoin (UOttawa).
Lorsque croisées par Droit-Inc, Andréanne Beaudoin et Florence Dumesnil, étudiantes de l’Université d’Ottawa, ainsi que Stéphanie Beaudoin de l’Université de Sherbrooke, se sont dit agréablement surprises de leur conversation avec Smart & Biggar, cabinet spécialisé en propriété intellectuelle.

« Les gens du cabinet venaient à notre rencontre et nous expliquaient clairement ce qu’ils attendaient de leurs stagiaires. J’ai l’impression qu’ils auraient pu me vendre n’importe quoi! », lance Stéphanie.

Pour sa part, Florence, étudiante de deuxième année détenant un intérêt marqué pour le droit international, a été impressionnée par BLG.

« Me Myriam Lapierre, qui s’occupe de leur recrutement, était tellement facile d’approche. On pouvait lui poser toutes nos questions sans gêne. »

Contrairement aux autres étudiants sondés, Lambert Beaulac, étudiant en droit-MBA coopératif à l’Université de Sherbrooke, quitte l’évènement avec un goût amer.

« Je trouve ça dommage que la journée soit uniquement axée sur la course aux stages. En tant qu’étudiant au mode coopératif, j’aimerais avoir un stage cet été, mais aucun cabinet ne peut me donner de l’information à ce sujet », mentionne celui qui s’intéresse à Morency et Lapointe Rosenstein Marchand Melançon.