Me Daniel Goldwater lance son talk-show, Viva Voce.
Me Daniel Goldwater lance son talk-show, Viva Voce.
Cette semaine, Me Daniel Goldwater, le fils de la colorée Me Anne-France Goldwater, s’attaque à l’internet avec son tout nouveau talk-show, Viva voce.

Ces capsules webs, disponibles sur Youtube, Viméo, Spotify et ITunes mettront en vedette l’associé directeur de Goldwater Dubé, qui discutera avec des juristes québécois de spécialisations variées.

Me Robert Leckey, doyen de l’Université McGill, Me Samuel Bachand de Prévost Fortin D’Aoust et Me Sophie Gaillard, de la SPCA, prendront notamment part à la première saison de la série, qui contiendra 15 épisodes.

« Les gens le verront vite, je joue le clown. Mon ton, c’est un mélange entre Paul Arcand, Infoman et Guy A Lepage. »



Me Goldwater explique que ses entrevues porteront sur les enjeux juridiques québécois, dans un contexte authentique. En d’autres mots, il souhaite « humaniser sa profession.»

« La perception qu’on a des avocats, c’est que ce sont des culs serrés. Être avocat, j’aime ça mais c’est stressant. On est un peu victimes du syndrome de l’imposteur. Personnellement, je pense pouvoir régler ce sentiment-là avec des conversations face-à-face, dans un contexte relax. »

Autre souhait de l’avocat : rassembler la communauté juridique québécoise. Par ailleurs, les entrevues seront réalisées dans la langue maternelle de l’invité. L’animateur avoue tout de même qu’il passera souvent d’une langue à l’autre, s’exprimant alors en « franglais » .

« Je suis un fier québécois, montréalais, et je trouve qu’il n’y a pas assez d’amour autour du Canada dans les médias juridiques. Je ne veux pas diminuer les cultures des autres provinces, mais je pense vraiment qu’on a de fortes personnalités ici. »

Un projet d’envergure

L’initiative, financée par Goldwater Dubé, fera appel à des commanditaires. Les auditeurs pourront également réaliser des dons de cinq dollars via la plateforme Patreon, afin de supporter ces capsules tournées dans un studio près du Square Saint-Louis.

Le producteur, réalisateur et animateur de l’émission l’avoue : son ardeur au travail dans ce projet le fascine lui-même.

« It’s like Hollywood baby! lance l’avocat. En plus de faire l’émission, je dois gérer mes propres dossiers. J’étais presque en burnout avant Noël, et finalement, je n’ai presque pas pris de vacances… j’avais trop de travail à faire! »

La pomme n’est pas tombée loin de l’arbre

La première saison de Viva Voce comportera 15 épisodes.
La première saison de Viva Voce comportera 15 épisodes.
Rappelons qu’Anne-France Goldwater anime l’émission l’arbitre, sur la chaîne V. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, elle a laissé carte blanche à son fils pour l’émission Viva voce.

« Je donne beaucoup de crédit à ma mère. Elle est souvent dans les médias! Avec les années, elle m’a coaché comment parler aux journalistes. »

C’est en participant au podcast The Goldwaters avec sa mère et sa soeur que l’avocat a développé son talent devant les caméras.

Au bout de la ligne, il espère que ses capsules seront respectueuses, malgré la nature des questions provocatrices qui y seront présentées.

« Le taux de rétention en droit est terrible. Les gens trouvent le droit stressant, terrible, trop axé sur la confrontation. La culture juridique nous force à nous réprimer. J’espère pouvoir démontrer avec ses capsules qu’on peut être soi-même dans ce milieu, en affichant ses vraies valeurs. »