Mes Sophie Melchers et Caroline Larouche, associées chez Norton Rose Fulbright.
Mes Sophie Melchers et Caroline Larouche, associées chez Norton Rose Fulbright.
David Baazov, l’ex-PDG d’Amaya, poursuit l'Autorité des marchés financiers (AMF) au motif que l'organisme aurait déposé contre lui des accusations « délibérément abusives » et « malicieuses ». Il lui réclame 2 millions de dollars.

Ce sont Mes Sophie Melchers et Caroline Larouche, toutes deux associées chez Norton Rose Fulbright, qui représenteront l'homme d'affaires de Montréal.

Me Sophie Merchers a rejoint Norton Rose Fulbright en 1994. Diplômée de l'Université de Montréal, elle s'occupe principalement de litiges touchant les questions commerciales, les sociétés et les valeurs mobilières.

Cette Barreau 1994 est une plaideuse reconnue. Elle a été nommée Fellow du Litigation Counsel of America en avril 2017. Elle est également Fellow de l’American College of Trial Lawyers.

Me Caroline Larouche est pour sa part diplômée de l'Université d'Ottawa. Elle a été admise au Barreau du Québec en 2010. Elle pratique en matière de litiges civils et commerciaux, notamment en matière de valeurs mobilières, de litiges immobiliers, de droit des assurances et de responsabilité professionnelle.

L'Autorité des marchés financiers n'a pas encore rendus publics les noms des avocats qui la représenteront dans ce dossier.

L'AMF écorchée

L'affaire remonte à 2014, quand l'AMF avait ouvert une enquête sur M. Baazov et des proches à la suite de l’acquisition par Amaya de Rational Group, l’exploitant des plateformes de poker en ligne PokerStars et Full Tilt Poker, pour 4,9 milliards de dollars américains.

L’Autorité avait ensuite déposé 23 chefs d’accusation, dont cinq dirigés contre David Baazov, lui reprochant notamment d’avoir commis des délits d’initiés et d’avoir manipulé l’action d’Amaya en Bourse.

David Baazov était déjà représenté par Mes Merchers et Larouche à l'époque. Les deux avocates avaient réussi à faire tomber en juin 2018 les accusations portées contre lui. Le juge de la Cour du Québec, Salvatore Masci, avait d'ailleurs écorché dans sa décision le travail de l'AMF.