Me Jimmy Ernst Jr Laguë-Lambert. Photo : Réseau juridique du Québec
Me Jimmy Ernst Jr Laguë-Lambert. Photo : Réseau juridique du Québec
« Ma prétention est claire : Postes Canada n’a pas fourni des services de livraison conforme à la description qu’elle en fait dans ses contrats », dénonce l’avocat Me Jimmy Ernst Jr Laguë-Lambert.

Me Lambert représente Natalia Milewska, une travailleuse autonome qui opère une entreprise de cosmétique en ligne, dans le cadre d’une demande d’action collective déposée contre Postes Canada, la semaine dernière.

Joint par Droit-inc, le Barreau 2011 est formel. Il estime que « Postes Canada fait de fausses représentations ».

Il reproche à la société d’État d’avoir suspendu, le 19 mars dernier, la garantie de livraison de ses services de colis accélérés, comme XpresspostMC et PrioritéMC, sans le signaler clairement à ses clients.

En aucun moment, remarque Me Lambert, le site de Postes Canada ne mentionne clairement la suspension de garantie de ses services accélérés, autant dans son communiqué de presse du 26 mai que sur d’autres espaces de son site internet.

De plus, malgré l’annonce de mars dernier, son site mentionnerait toujours que ses services de colis accélérés sont garantis, indique la demande introductive d’instance.

« Pourtant, Postes Canada ne manque pas de ressources financières. Elle aurait pu divulguer l’information, mais elle ne le fait pas », insiste Me Lambert. « On ne peut pas, légalement, continuer d’offrir un même service, mais en supprimant toutes garanties ».

« L’information est trompeuse (...) n’importe qui qui achète le produit (les services de colis accélérés) va s’attendre à obtenir ce pour quoi il a payé : un colis accéléré livré dans une période de deux à trois jours ».

Plus de 8 000 inscriptions

La demande d’action collective a récolté, pour le moment, plus de 8 000 inscriptions, affirme Me Lambert.

Il nous a du même coup confirmé des visées pancanadiennes : « Notre recours couvre tout le Canada, et nous avons des inscriptions de toutes les provinces », soutient-il.

L’avocat, même s’il en est à son septième recours collectif, confirme, face à un tel écho, qu’il aura « beaucoup de gestion » à faire.

Selon lui, cela montre aussi « la pertinence du recours ». « Les personnes se sentent flouées totalement ».

Me Lambert se dit en partie pour cette raison « très confiant » de voir la demande de sa cliente être acceptée par la Cour supérieure.

« Moi, je suis très confiant. Au nombre de membres que nous avons ; on est appuyé tant par des témoignages écrits que des affidavits. Pour moi, la demande est fondée. »