Me Joe Abdul-Massih. Photo : LinkedIn
Me Joe Abdul-Massih. Photo : LinkedIn
Le tout premier emploi d’avocat de Me Joe Abdul-Massih après son stage chez BLG, c’était au sein du cabinet boutique Hudon Avocats à Montréal. Il n’y est resté que quatre mois, avant de recevoir une opportunité de rêve chez Blake, Cassels & Graydon.

« J’avais commencé avec Jean-François (Hudon), et par la suite j’ai eu une opportunité chez Blakes pour me développer en droit des technologies », raconte le Barreau 2017.

« En toute franchise, c’était plus une question de “true calling” à l'époque, poursuit l’avocat. Il y avait quelque chose qui me démangeait dans le droit des technologies. Quand tu es vert, jeune et immature, tu veux sauter sur cette opportunité pour apprendre de mentors qui sont experts dans ce domaine-là. »

On comprend d'ailleurs pourquoi Me Abdul-Massih s’intéresse à ce domaine de la science, puisqu’il est versé dans un autre. En plus de son bac en droit de l’Université de Montréal (2016), l’avocat est bachelier en Microbiologie et Immunologie de l’Université McGill (2013).

Rechercher la flexibilité

Chez Blakes, Me Abdul-Massih a appris, et a fait sa marque. Au cours de ses trois ans au sein du grand cabinet, il a notamment été derrière une grande transaction pharmaceutique, alors qu’il représentait l’italienne Labomar lorsqu’elle a acheté la montréalaise ImportFab il y a moins d’un an.

Me Abdul-Massih quitte maintenant Blakes pour retourner chez Hudon Avocats, où il trouve plus de flexibilité, a confié l’avocat à Droit-inc.

« Quand je parle de flexibilité, ce n’est pas moins d'heures, spécifie l’avocat. C’est plus une question d'être en mesure de travailler sur les projets à plus long terme. Les grandes structures ont un objectif d’heures X; il faut le réaliser au plus vite. Ce n’est simplement pas possible d'offrir ses propres projets. »

Chez Hudon avocats, Me Abdul-Massih poursuit son travail auprès de ses clients, tout en développant des relations avec les PME, les « think tanks », les incubateurs et les accélérateurs de Montréal.

Il y aura des conditions et des dossiers semblables équivalents à ceux des grands cabinets, et pourra s’attaquer dès maintenant à des projets de plus longue haleine… projets qui passaient auparavant par plusieurs paliers de hiérarchie avant d’être approuvés.

« Aujourd'hui dans le contexte économique, d'avoir cette opportunité-là de tâter le terrain pour se développer professionnellement alors que tout le monde se presse pour générer plus d'heures facturables, le short term… j’en suis arrivé à la conclusion que c’était une offre qui ne se refusait pas en ce moment », explique l’avocat.

Ses clients profiteront d’ailleurs des taux horaires plus bas chez Hudon Avocats, et ils ne s’en plaindront sûrement pas!

« C’est une formule gagnante pour tout le monde », se réjouit Me Abdul-Massih.

Sauf pour Blakes qui perd l’un des siens, mais leur relation est demeurée « très bonne », assure l’avocat.

Me Abdul-Massih continue donc dans sa voie au sein de Hudon avocats, en poursuivant sa pratique spécialisée en droit des affaires, technologie et propriété intellectuelle, cybersécurité, protection des données et de la vie privée, règlementation du cannabis, et litige civil et commercial.

« À chaque étape j'ai pu justement grandir et gravir les échelons pour être assez confiant, et arriver en cabinet boutique en ayant la confiance de poursuivre mon parcours sans avoir la structure d'un grand bureau. Je pense que c'est de ça dont je suis fier », conclut l’avocat.