Dans un communiqué transmis en début de soirée, la Commission scolaire mentionne avoir tenu compte de divers facteurs, telle la gravité du geste, les impacts pour les élèves impliqués, le facteur humain, ainsi que les normes prévues à la convention collective des enseignants.

Selon Diane Lamarche-Venne, présidente de la Commission scolaire, le caractère "inacceptable" du geste posé par l'enseignant commandait une mesure "sans équivoque".

La CSMB dit ainsi vouloir retrouver un climat de paix propice à la "réussite éducative à l'école secondaire", alors que les élèves entrent en période d'examens.

Ceux-ci ont par ailleurs été nombreux à déclarer leur appui à cet enseignant. Une manifestation a ainsi été organisée à l'extérieur de l'école secondaire de l'ouest de l'île de Montréal vers l'heure du dîner, jeudi, tandis que la plupart des élèves ont signé une pétition en faveur du retour de l'enseignant.

Le 4 juin, apparemment sous la pression d'élèves, un enseignant a accepté de montrer, dans son cours d'histoire et d'éthique, une vidéo montrant supposément le meurtre de l'étudiant de l'Université Concordia Jun Lin. La vidéo est si horrifiante que la police a indiqué que même des enquêteurs endurcis avaient été ébranlés.

L'enseignant avait été suspendu avec salaire et n'est pas revenu à l'école.

L'un des élèves a fait valoir à La Presse Canadienne que l'enseignant avait fait une erreur et devrait pouvoir récupérer son emploi, un point de vue apparemment partagé par plusieurs autres personnes à l'école. Certains ne sont cependant pas d'accord; un élève a pour sa part suggéré que l'enseignant devrait plutôt être congédié pour son manque de jugement.