Me Jean-Roch Parent n’en a pas fini avec le syndic du Barreau du Québec.
Me Jean-Roch Parent n’en a pas fini avec le syndic du Barreau du Québec.
Me Jean-Roch Parent n’en a pas fini avec le syndic du Barreau du Québec. Ses déboires prennent une tournure rocambolesque en plus de dramatique.

Le 3 décembre, une audition a eu lieu à Québec au sujet d’une plainte disciplinaire en cours à son encontre. C’est à cette occasion que Me Patrick Richard qui représente le syndic, a demandé une radiation provisoire immédiate dans l’attente de la prise de décision finale.

Cette audition se poursuivra le 14 décembre, à 9 heures, comme l’a confirmé Martine Meilleur, coordonnatrice aux communications au Barreau du Québec.

D’après Le Quotidien et Le Journal de Québec, la décision de Me Richard a été prise par rapport à des gestes qu’il qualifie de « graves et sérieux », notamment des allégations de consommation de drogue.

La demande est notamment motivée par l’absence, le 15 novembre dernier, de Me Parent, alors qu’il devait représenter l’un de ses clients, un ex-policier coupable de trafic de stupéfiants et d’utilisation illégale de son ordinateur, rapportent plusieurs médias.

Lors de cette audience, l’ex-policier aurait dit que « la drogue fait des ravages dans la police, ça en fait aussi chez les avocats, je peux vous le dire ».

Devant le conseil de discipline, Me Parent aurait expliqué souffrir d’une gastro-entérite le 15 novembre, en ajoutant que le syndic du Barreau était au courant et qu'il avait accepté les justifications de son absence.

Les médias rapportent qu'il s'est aussi dit victime d'une « vendetta du système ».

Contacté par Droit-inc, Me Parent n'a pas retourné nos appels.

L’avocat, autrefois employé au Directeur des poursuites criminelles et pénales et désormais du côté de la défense, avait déjà été reconnu coupable, le 16 mai dernier, pour avoir enfreint l’article 4 du Code de déontologie des avocats.

Cet article stipule que « l’avocat agit avec honneur, dignité, intégrité, respect, modération et courtoisie. »

En juin 2018, Me Parent avait également été condamné à 3000 dollars d’amende pour avoir tenu des propos offensants à l’encontre d’une ancienne collègue.

L’année d’avant, il avait déjà été radié parce qu’il n’avait pas complété les formations imposées par l’Ordre à ses membres.

Me Jean-Roch Parent doit aussi subir un procès criminel pour entrave, intimidation, menaces et voies de fait.

Il aurait commis ces gestes à l'égard de deux policiers de la Sûreté du Québec qui l'avaient intercepté pour une infraction au Code de la sécurité routière, en mai 2017.