Thierry Malouin nous raconte son expérience de parajuriste.
Thierry Malouin nous raconte son expérience de parajuriste.
Droit-inc poursuit sa série «Juriste en devenir» qui s’intéresse à des profils d’intérêt de la relève juridique. N’hésitez pas à nous soumettre vos idées!

Avant de se lancer en première année de droit pour devenir un jour avocat, Thierry Malouin a passé plusieurs mois au cabinet Langlois.

Il a adoré ce qu’il y a vécu. Il nous raconte.

Droit-inc : Comment s’est déroulée votre expérience chez Langlois?

Thierry Malouin : Ma première expérience dans le milieu juridique s’est révélée très concluante et positive. Honnêtement, je ne savais pas à quoi m’attendre, mais les cabinets en pratique privée m’intéressaient, et j’ai adoré ça!

Devenir parajuriste, ça m’est venu au secondaire, je cherchais un domaine concret et le monde juridique m’avait toujours intéressé donc je me suis lancé en techniques juridiques.

Vous pensez que cela va être utile pour votre future carrière?

Oui, mon expérience va beaucoup m’aider dans ma future pratique, notamment en matière de procédures. Dans mes cours, quand on nous donne des références sur des actes de procédures ou concernant certains dossiers, au civil, je peux faire des liens très facilement.

Qu’avez-vous appris concrètement?

J’ai appris énormément chez Langlois, tous les jours. La procédure, la rédaction juridique, le contact avec les clients, la façon dont les dossiers se gèrent à l’interne et à l’externe, la relation avec les parties adverses. L’école et la pratique, c’est très différent. J’ai été intégré à l’équipe, on m’a concrètement impliqué dans les dossiers.

Quel conseil donneriez-vous à un étudiant parajuriste qui voudrait être embauché en gros cabinet?

Le premier conseil que je donnerais c’est de montrer sa curiosité, d’être ouvert d’esprit. C’est quelque chose de très important. Dans mon cas, ça a été bénéfique. Ensuite, il faut essayer des choses, ne pas avoir peur de s’investir.

Durant cette expérience chez Langlois, Thierry Malouin « a donné (son) maximum ».
Durant cette expérience chez Langlois, Thierry Malouin « a donné (son) maximum ».
Vous n’avez pas été intimidé?

Pas du tout, je n’ai pas été intimidé. Je sentais que mon travail avait une importance, que mes tâches étaient utiles et valorisées à la hauteur de ce qu’elles valaient. J’ai donné mon maximum. C’est ce que je fais en général. Je m’implique à 100 % que ce soit dans mon travail, à l’école ou dans les associations dont je fais partie. Ça, ça m’a permis d’établir des relations, de rencontrer des amis, de me dépasser. J’aime redonner aux autres.

De quelle façon cette reconnaissance du cabinet se matérialisait-elle?

Le sentiment de hiérarchie est horizontal, je pouvais avoir des conversations avec mes collègues, les avocats, les associés, les adjoints juridiques, sans qu’on sente que quelqu’un était ou pas à un niveau supérieur.

Mais les preuves les plus marquantes passaient par des actions : j’ai pu assister à des interrogatoires avant l’audience, j’ai adoré que les avocats et les associés m’impliquent directement dans leur dossier, à la fois pour mon développement personnel et professionnel.

J’ai aussi pu assister aux procès simulés que Langlois organise au Palais de justice, c’était incroyable, j’ai pu observer la plaidoirie, ça m’a marqué. Je pense que c’est ce genre de gestes qui parlent le plus.

Comment voyez-vous la suite de votre carrière?

Les domaines dans lesquels j’ai pu travaillé chez Langlois m’intéressent : le litige, le droit du travail, des affaires. Mais je garde la porte ouverte et l’ouverture d’esprit pour découvrir d’autres domaines.

Qu’est-ce qui vous pousse à vouloir devenir avocat?

Le fonctionnement de la société m’a toujours intéressé, la justice, les droits humains, les relations entre les personnes, régler des différends.

La formation en droit nous apprend non seulement à être des juristes mais des acteurs de changement dans la société, capables de changer les choses.

Donc c’est encore le bon vieux rêve de changer le monde?

Oui (rires), ça sonne idéaliste dit comme ça mais oui c’est le vieux rêve de rendre le monde meilleur, de faire en sorte que les choses et les gens aillent mieux... Ça, ça n’a pas de prix!