Andrée Ruffo, ancienne juge du Québec
Andrée Ruffo, ancienne juge du Québec
Interrogée jeudi par Mario Dumont sur les ondes de LCN, Andrée Ruffo a rappelé qu’au Canada, il y a des lois qui protègent les enfants et que les châtiments corporels sont interdits.

«Les gens sont-ils suffisamment informés par rapport à ces lois quand ils arrivent ici?», s’est-elle interrogée, ajoutant que cette «petite sentence» de 60 jours de prison envoie un message selon lequel «on peut abuser des enfants, continuez, ce n’est pas si grave que ça».

Elle s’est aussi dite fâchée par le fait que des membres de la communauté guinéenne aient déclaré qu’ils ne s’attendaient pas à ce que le père soit condamné à une peine de prison. Selon elle, si frapper son enfant «est acceptable en Guinée, cela ne l’est pas au Canada».

Andrée Ruffo a également précisé qu’elle espère que cette décision sera portée en appel. «La justice est imparfaite et c’est pour cela que la cour d’appel existe. Le juge a appliqué la loi, mais n’a pas rendu justice.
Il y a mort d’enfant. Elle est morte parce qu’elle lavait mal le plancher, selon son père», a dit Andrée Ruffo.

L’ex-juge au tribunal de la jeunesse s’est aussi demandé pourquoi la jeune fille était à la maison en train de faire le ménage un jour de classe. «Elle vivait avec son père, sa mère et ses deux frères. A-t-elle toujours été la bonne, l’esclave, le souffre-douleur de cette famille? On ne sait pas ce qui se passait dans cette famille-là.»