Sami Bebawi s’est livré aux autorités
Sami Bebawi s’est livré aux autorités
Sami Bebawi, 68 ans, était recherché depuis plus d’un an, pour faire face entre autres à des accusations de fraude, de blanchiment d’argent, et de possession de biens criminellement obtenus.

Depuis quelques mois, Interpol avait même lancé une notice rouge contre cet ex-ingénieur et ancien vice-président exécutif de la division construction de SNC-Lavalin.

Terré au Caire en Égypte, selon ce qu’avait rapporté le Bureau d’enquête du « Journal de Montréal », Bebawi est donc de retour au pays. Et c’est les menottes aux poignets qu’il doit comparaître au palais de justice de Montréal.

La Couronne aura alors le choix de le libérer sous caution ou non. Si la poursuite s’oppose à la remise en liberté de Bebawi, ce dernier devra attendre derrière les barreaux le temps qu’un juge se prononce sur la nécessité de le garder détenu.

Fait à noter, il n’y a pas de traité d’extradition entre l’Égypte et le Canada. Le Bureau d’enquête de QMI avait même révélé l’an passé que Bebawi se faisait construire une luxueuse résidence d’une valeur de 2 millions de dollars.

Il a donc renoncé à ce luxe pour revenir au pays. Dès son arrivée à l’aéroport de Toronto, la Gendarmerie Royale du Canada l’a arrêté, a confirmé la police fédérale.

Selon les autorités, la fraude alléguée de Bebawi aurait eu des ramifications internationales impliquant des pots-de-vin et le dictateur déchu libyen, Mouammar Kadhafi.