Le directeur des recours collectifs de James H. Brown and Associates Rick Mallet. Photos : Shutterstock et site web de James H. Brown
Le directeur des recours collectifs de James H. Brown and Associates Rick Mallet. Photos : Shutterstock et site web de James H. Brown
Les procédures pour un recours collectif ont été commencées après que plus de 500 Canadiens sont tombés malades à la suite de l’ingestion d'oignons possiblement contaminés à la salmonelle.

La poursuite a été déposée par deux cabinets d’avocats albertains la semaine dernière.

Le directeur des recours collectifs de James H. Brown and Associates Rick Mallet estime qu’il s’agit du plus grand rappel d’oignons contaminés qu’il soit. Il précise que la plus grande concentration de cas de personnes contaminées se trouve dans l’ouest du pays avec 293 cas en Alberta, 121 en Colombie-Britannique et le reste des cas au Manitoba.

Rick Mallet est le représentant du groupe de plaignants qu’il affirme voir grandir chaque jour. Toutefois, il estime que ces personnes représentent un nombre en deçà du nombre de personnes réellement touchées.

« Tout le monde n’est pas au courant. Tout le monde ne se fait pas tester. (Le vrai chiffre) c’est probablement deux à trois fois les 515 personnes qui sont effectivement atteintes au travers du pays », estime l’avocat.

En août, l’Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a identifié Thomson International Inc. de Bakersfield en Californie comme la source d’oignons possiblement contaminés. Le premier octobre, l’ACIA a toutefois déclaré comme terminé le risque de contamination.

Rick Mallet explique que la prochaine étape de la plainte sera d’être assigné à un juge de gestion de l’instance et que la plainte devra être certifiée comme un recours collectif. Il estime que cela pourrait prendre une à deux années pour que l'ensemble des procédures judiciaires aboutissent.

« Dans un cas comme celui-ci, nous pouvons faire beaucoup pour garantir que la chaîne alimentaire est sécuritaire. C’est une grande inquiétude pour les Canadiens comme les Américains », estime-t-il.

L’étudiante de 31 ans de Sherwood Park Sydonni Allridge est une des victimes de la contamination. Elle a commencé à se sentir malade en août. Elle se sentait alors nauséeuse et avait des problèmes d’estomac quotidiennement.

« Pendant un moment, je ne savais pas ce qui se passait. Finalement je me suis rendue à l’hôpital où j’ai fait une série de tests pour finalement trouver que j’avais une intoxication à la salmonelle », explique-t-elle.

Pendant son séjour à l’hôpital, elle a été contactée par l’ACIA qui a pu lier sa maladie à des oignons utilisés dans un restaurant rapide de Sherwood Park.

Sydonni Allridge a reçu plusieurs prescriptions d’antibiotiques et continue d’être suivi par les médecins pour l'accompagner vers un rétablissement complet.

Elle explique avoir été alertée de l'existence du recours collectif par son père. Elle affirme que la situation qu’elle vit a eu des effets sur sa capacité à vivre normalement.

« Je ne pouvais aller nulle part. Je devais toujours utiliser les toilettes ou mon estomac me faisait mal ou je devais vomir. C’était vraiment une lutte », témoigne-t-elle.