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Dépasser le peloton des bedonnants

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Nicholas Teasdale

2010-09-24 13:30:00

Spécialiste du droit de l’immigration, Patrice Brunet est aussi un adepte du triathlon qui a représenté les athlètes canadiens aux jeux olympiques. Portrait d’un sportif discipliné.

L’histoire d’amour de Patrice Brunet pour le triathlon a commencé en 1990, à la faculté de droit de l’Université de Montréal.

«En étudiant pour devenir avocat, j’ai constaté qu’il s’agit d’une profession qui a son lot de bedonnants. Je cherchais une manière de prendre de bonnes habitudes tout de suite pour éviter de me retrouver dans le peloton des plus corpulents.»

Il s’est joint à un groupe de nageurs, pour ensuite commencer le triathlon, sport qu’il a pratiqué jusqu’à ce qu’il fonde une famille, à 24 ans.

Il n’a renoué avec ses anciennes amours que cette année, lorsque sa femme et ses amis lui ont offert un Cervélo pour ses 40 ans.

«Je ne me voyais pas le laisser prendre de la poussière. Leur générosité m’a motivé à m’y remettre sérieusement,» dit Me Brunet.

Des conseils d’entraînement

Patrice Brunet se soumet à une discipline de fer : lever à 5h15, trois fois par semaine pour aller nager en moyenne 4000 mètres avec un groupe de nageurs et deux fois pour courir 5 à 7 km, toujours en groupe.

imge #4537S’il ne vise pas les Olympiques, l’ancien chef de la délégation canadienne à Salt Lake City s’est donné comme objectif de compléter un triathlon olympique en 2 heures 30.

Pour donner un sens à son entraînement, il collecte les dons pour la sclérose en plaques et a promis d’égaler les dons faits en son nom à la Société canadienne de la sclérose en plaques jusqu’à concurrence de 2000$, s’il n’atteignait pas son objectif.

Il vient tout juste d’éviter de soulager son portefeuille de ce montant, puisqu’il a complété le triathlon olympique de Montréal en 2h28.

«Je suis vraiment content, car je m’étais sincèrement fixé un objectif difficile.»

Nombre d’avocats souhaiteraient bien garder la forme mais ne trouvent pas le temps de pointer au gymnase avec assiduité.

Les longues heures de travail ne se conjuguent pas toujours très bien avec la musculation ou les pilates.

Pour Patrice Brunet, c’est avant tout une question de se donner les bonnes conditions, soit s’entraîner en groupe, plusieurs fois par semaine.

imge #4537«Lorsqu’on s’entraîne seul de façon irrégulière, la motivation est très difficile à conserver sur une longue période. L’idéal, c’est de se fixer des plages-horaires. Il ne nous viendrait jamais à l’esprit de ne pas respecter un rendez-vous fixé avec un client. Un rendez-vous avec nous-mêmes, c’est encore plus important.»

Mieux réussir sa carrière
Diplômé du Barreau en 1992, Patrice Brunet est arrivé au droit sportif par son engagement en triathlon, puis par sa pratique principale, le droit de l’immigration.
Il a fondé son propre cabinet, spécialisé dans l’immigration d’affaires, au Canada et aux États-Unis.

Dans le cadre du programme À nous le podium, il s’est occupé de procurer des visas à plusieurs entraîneurs et spécialistes de haut niveau pour le compte du Comité olympique canadien.

Aux Jeux de Salt Lake City, il a plaidé l’affaire Sale-Pelletier, qui s’est conclue par la remise d’une médaille d’or au couple de patineurs.

En ajoutant le dossier Floyd Landis, pour lequel il a été arbitre en chef en 2007, il a été impliqué dans deux des cas les plus médiatisés en droit sportif dans la dernière décennie.

Son nouveau régime spartiate porte-t-il atteinte à sa carrière juridique?

Pour Patrice Brunet, c’est tout le contraire.

« Je n’ai jamais été quelqu’un de matinal, alors de me lever aussi tôt me permet de commencer ma journée énergisé. En plus, mon stress diminue, à cause de la dopamine que procure la pratique de sports d’endurance », conclut cet apôtre du conditionnement physique.

Note : Pour contribuer à la collecte de fonds de Patrice Brunet pour la Société canadienne de la sclérose en plaques, cliquez-ici.

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1 commentaire

  1. Anonyme
    Anonyme
    il y a 13 ans
    Solo lawyer
    Un autre exemple d'un avocat qui a une vie parce qu'il est en solo. S'il se trouvait dans un cabinet, il serait trop occupe à lècher les bottes des associés pour s'entraîner.

    Quoique pour le triathlon il en est peut être autrement. Le manque de colonne que l'on exige chez les juniors se prête bien à la position érgonomique que l'on doit adopter sur un cervélo.

    PS: je souhaite que votre épouse vous a procuré le Cervélo S3 de Thor Hushovd.

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