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Faire confiance aux jeunes !

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Camille Dufétel

2023-07-31 15:00:00

La liberté donnée aux jeunes avocats de s’impliquer dans des dossiers d’envergure, voici ce que met en avant un cabinet pour attirer de nouveaux talents…

Me Bernard Trang et Me Ali El Haskouri. Source: Lavery
Me Bernard Trang et Me Ali El Haskouri. Source: Lavery
Chez Lavery, les avocats « ont l’opportunité de s’impliquer dans des dossiers d’envergure, peu importe leur niveau d’expérience ». C’est en tout cas ce que met en avant le cabinet dans une récente publication sur LinkedIn, en précisant au passage que de nouveaux talents sont recherchés…

Droit-Inc a souhaité discuter de cette vision avec un associé et un jeune avocat du cabinet.

Me Ali El Haskouri, Barreau 2010, est associé chez Lavery à Montréal, et membre du groupe Droit des affaires. Il concentre sa pratique en financement, en fusions et acquisitions et sur les questions d’ordre général touchant le droit commercial et les sociétés.

Me Bernard Trang est avocat chez Lavery à Montréal. Ce Barreau 2019, également membre du groupe Droit des affaires, exerce principalement sa pratique dans les domaines du financement privé, des services financiers et du droit bancaire en général. Il a intégré Lavery au départ comme étudiant en droit en 2016, et cela fera bientôt cinq ans qu’il y est avocat.

Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur le choix de Lavery de laisser les jeunes avocats s’impliquer rapidement dans de gros dossiers ?

Me Ali El Haskouri (A.E.L) : Notre vision au cabinet, c’est que nos jeunes doivent apprendre en se baignant dans des dossiers d’envergure.

Ils vont être impliqués dans la totalité du dossier, contrairement à des pratiques qu’on voyait un peu avant et qu’on voit encore chez certains de nos concurrents, où ils vont être impliqués dans des parties spécifiques, importantes ou moins importantes du dossier.

Si on prend un dossier de financement en droit des affaires, c’est important qu’un jeune soit impliqué dans celui-ci de A à Z. On est quelques avocats dans le dossier selon notre expérience et notre expertise. Et notre vision, c’est qu’on est une équipe, comme une chaîne avec des mailles. Chaque maille est importante.

Il y a une sorte de formation pour la première année après le stage, pour s’imprégner du processus de gestion d’un dossier, mais au fur et à mesure que le temps passe, le jeune doit commencer à être encore plus présent, à avoir des responsabilités un peu plus accrues, tout en gardant une visibilité sur l’ensemble du dossier, et non seulement sur une composante.

Dans notre jargon, il y a la documentation principale et la documentation accessoire… Le jeune va effectivement commencer à faire de la documentation accessoire, mais ça ne veut pas dire qu’il n’a aucune visibilité sur la documentation principale.

Ça permet aux jeunes de comprendre l’ensemble d’une transaction et non seulement d’un élément ponctuel dans celle-ci.

Me Bernard Trang (B.T.) : Ce qui m’a beaucoup attiré chez Lavery, c’est la liberté qu’on donne aux jeunes. Moi, j'ai plus tendance à vouloir m’imprégner du dossier, à vouloir prendre de l’avance, à communiquer directement avec les clients, et c’est la liberté que Lavery me laisse prendre.

Par contre, pour des personnes plus réservées, qui préfèrent avoir un peu plus d’autonomie plus tard, il y a aussi de la flexibilité. Ce n’est pas imposé. Il n’y a pas de pression au début de la carrière, même si c’est sûr que plus les années avancent, plus les attentes sont là.

On travaille ensemble avec Ali dans des dossiers de financement, et on dit souvent que qui n’essaie rien n’a rien. J’ai beaucoup essayé en début de carrière, j’ai travaillé sur des dossiers d’envergure, et il y en a une belle diversité chez Lavery. C’est un bel éventail qui permet aux jeunes, lentement, mais sûrement, d’apprendre à piloter un dossier.

Me Trang, cette confiance donnée aux jeunes, c’est donc ce qui a motivé votre choix de travailler pour ce cabinet ?

(B.T.) : Oui, absolument ! Ce que je remarque souvent, c’est que mes interlocuteurs dans d’autres dossiers sont souvent des associés ou des avocats qui ont plus d’années de Barreau que moi. C’est très gratifiant d’avoir cette liberté et de voir qu’Ali et d’autres de mes mentors me permettent cela, sans réviser chaque courriel que j’envoie.

Évidemment, l’encadrement est là. Ce qu’on m’apprend également, c’est de lever le drapeau rouge quand je suis confronté à des questions difficiles pour moi. C’est important, lorsqu’on donne de l’autonomie aux jeunes.

(A.E.L) : Notre vision, c’est d’apprendre aux jeunes à déceler et à connaître leurs limites. Ça fait partie de leur développement de carrière. Il faut connaître ses limites et savoir quand poser des questions et quand prendre des décisions. C’est une vision de développement des compétences par la pratique.

C’est la relève de notre cabinet, on forme nos futurs associés.

Mais vous laissez aussi la possibilité aux avocats moins à l’aise de prendre un peu plus leur temps avant de se lancer dans des dossiers importants, c’est ça ?

(A.E.L) : Absolument, il y a plusieurs types de personnalités, évidemment, et on va s’adapter. Un jeune qui préfère être derrière la scène, on va respecter cela et l’accompagner.

Cette vision concerne toutes les équipes de Lavery ?

(A.E.L) : Tout à fait, c’est la vision du cabinet, on pense que c’est la meilleure formation pour les jeunes, la meilleure façon de les accompagner dans leur développement.

À condition qu’ils vous préviennent en cas de difficulté, de drapeau rouge ?

(A.E.L) : Oui, c’est très naturel. On ne va même pas attendre le drapeau rouge. Quand on est au jaune ou au orange, on est là pour les accompagner. On n’est pas une seule personne dans un dossier, on travaille en équipe. L’associé qui est dans le dossier est là pour une question de supervision en fonction du degré d’expérience du jeune.

Plus concrètement, pouvez-vous m’expliquer ce sur quoi vous travaillez par exemple ?

(B.T.) : On représente des prêteurs et des emprunteurs de tous genres, ça peut être des banques, des institutions financières, des entités comme Investissement Québec, et du côté des entreprises, c'est la même chose, des petites, moyennes et grandes dans plusieurs secteurs.

Avec Ali, on travaille souvent pour des entreprises qui œuvrent dans le domaine de la technologie, c’est un secteur qu’on a développé à travers les dernières années.

Qu’aimez-vous, dans votre domaine de pratique ?

(B.T.) : Ce sont des personnes qui ont des buts à atteindre. Je ressens l’impact dans la société des dossiers sur lesquels je travaille, je vois que j’ai contribué à des projets de plusieurs personnes qui m’entourent. Pour moi, c’est très gratifiant.

(A.E.L) : Le financement, c’est le cœur de chaque transaction. Ce domaine permet de voir plusieurs aspects du droit. On est appelé à jongler avec plusieurs types de droit, du droit du travail, du litige, du droit administratif… Avec différentes juridictions.

On est au cœur de toutes les transactions et il y a une forme de satisfaction quand on arrive à mettre en place un financement pour permettre une transaction. Il y a un sentiment de travail accompli.
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