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Un État américain en voie d’abandonner l’examen du barreau

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Jean-francois Parent

2022-03-02 13:15:00

Instaurées temporairement dans la foulée de la COVID-19, aux États-Unis, des alternatives aux examens d’admission du barreau pourraient demeurer. Pour ou contre?

 Le consultant pour l’industrie juridique Jordan Furlong. Source: Blog de Jordan Furlong
Le consultant pour l’industrie juridique Jordan Furlong. Source: Blog de Jordan Furlong
En janvier dernier, la Cour suprême de l’Oregon s’est dite favorable à ce que les avocats de cet État puissent accéder à la profession sans avoir à compléter l’examen du barreau.

Ainsi, les magistrats ont donné leur aval au barreau de l'État pour qu’il continue d’évaluer la possibilité pour les étudiants de passer outre le traditionnel examen de certification, rapportait l’agence Reuters récemment.

La proposition à l’étude permettrait aux diplômés en droit d'obtenir leur droit de pratique après avoir travaillé sous la supervision d'un avocat expérimenté pendant 1 000 à 1 500 heures. Alternativement, les étudiants pourraient passer les deux dernières années d'études de droit à suivre une série de cours axés sur la pratique.

Les propositions, émises par le Oregon State Board of Bar Examiners, susciteraient l’intérêt de plusieurs autres barreaux d’États, dont New York et le New Hampshire, où la réflexion sur la pertinence des examens d’accès à la profession est avancée. Les critiques estiment que l’examen est caduc, et surtout qu’il ne prépare pas du tout au vrai travail d’un avocat, n’étant qu’un exercice de mémorisation.

Il y a encore loin de la coupe aux lèvres, mais que le judiciaire se dise d’accord avec l’expérience permet à l’Oregon de plancher sur un projet final, qui sera soumis à l’approbation de la cour.

Le consultant pour l’industrie juridique Jordan Furlong, d’Ottawa, a participé aux consultations de l’Oregon l’automne dernier. Et il approuve sans équivoque le projet. Selon lui, « l'examen du barreau est une épreuve exténuante avec une histoire raciste et d'exclusion, qui n'a jamais été validée, et qui n'évalue pas réellement la capacité d'un candidat à pratiquer le droit ».

Les nouveaux cheminements proposés « diversifient et améliorent le cheminement vers l'obtention d'un permis d'exercice, renforcent les compétences du candidat et sa confiance en lui ».

Alors que la gestion de l’examen du barreau pendant la pandémie, au Québec, a suscité de nombreuses critiques d’étudiants, on ne doute pas que plusieurs suivront le projet de l’Oregon avec attention.
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2 commentaires

  1. Anonyme
    Anonyme
    il y a 2 ans
    Tellement!
    "Les critiques estiment que l’examen est caduc, et surtout qu’il ne prépare pas du tout au vrai travail d’un avocat, n’étant qu’un exercice de mémorisation."

    Après 10 ans de pratique, ce qui nous démarque, ce n'est pas tant les notes qu'on a eues en droit administratif au barreau, mais bien la pratique sur le plancher des vaches.

    Pour preuve, j'ai coulé mon examen de droit de la famille au Barreau et pourtant, plusieurs dossiers que j'ai plaidés sont désormais cité à plusieurs endroits dans le recueil du Barreau en droit de la famille. Bref, mes décisions sont à l'étude par les nouveaux candidats, alors que je ne me qualifiais pas du premier coup.

    Un bon avocat n'aura peut être pas la bonne réponse en un temps record, mais il saura la trouver à travers une démarche juridique et parfois créative.

  2. Anonyme
    Anonyme
    il y a 2 ans
    WOKE ALERT
    Selon lui, « l'examen du barreau est une épreuve exténuante avec une histoire raciste et d'exclusion, qui n'a jamais été validée, et qui n'évalue pas réellement la capacité d'un candidat à pratiquer le droit ».

    Pourquoi Droit inc. offre une tribune à des hurluberlus de la sorte?

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