Nominations

Une notaire entre au Conseil de la magistrature

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Didier Bert

2023-05-26 11:15:00

Le conseil des ministres a procédé à la nomination de la première notaire à devenir membre du Conseil de la magistrature. Qui est-elle?

Me Marie-Claude Laquerre. Source: LinkedIn
Me Marie-Claude Laquerre. Source: LinkedIn
Une notaire fait son entrée au Conseil de la magistrature, sur nomination du conseil des ministres.

Me Marie-Claude Laquerre est nommée membre du Conseil de la magistrature. Cette notaire est ombudsman de l’Université de Sherbrooke depuis deux ans.

Il s’agit de la première nomination d’une notaire au Conseil de la magistrature depuis l’adoption le 15 mars dernier de la Loi visant à améliorer l'efficacité et l'accessibilité de la justice, notamment en favorisant la médiation et l'arbitrage et en simplifiant la procédure civile à la Cour du Québec. Cette loi permet au gouvernement de nommer un ou une notaire au Conseil de la magistrature.

Me Marie-Claude Laquerre a commencé sa carrière comme notaire en pratique privée, avant d’enseigner à l’Université de Sherbrooke. Chargée de cours à la faculté de droit, elle devient coordinatrice académique à la maîtrise en droit notarial, puis coordonnatrice de la formation continue créditée.

De 2019 à 2021, Me Marie-Claude Laquerre exerce comme notaire et conseillère en transfert des connaissances et technologies du Service d'appui à la recherche, à la création et à l'innovation (SARIC) de l’université estrienne.

Me Marie-Claude Laquerre est la présidente du comité d’enquête de la Chambre des notaires du Québec (CNQ) depuis le mois de février.

Elle est également membre du conseil d’administration de l’organisme Equijustice, ainsi que de la Société Alzheimer de l’Estrie. Elle a été la présidente de la Clinique Juripop de l’Estrie.

Me Marie-Claude Laquerre détient un baccalauréat en droit, un diplôme de deuxième cycle en droit notarial, un diplôme de deuxième cycle en éthique appliquée et une maîtrise en administration des affaires.

Trois nominations à la CQLC

Trois autres juristes sont nommés à la Commission québécoise des libérations conditionnelles (CQLC) par le conseil des ministres.

Me Céline Chamberland est nommée à nouveau membre de la Commission québécoise des libérations conditionnelles, dont elle est membre depuis dix ans.

Assermentée en 1988, Me Chamberland a été associée chez Poirier, Chamberland & Davis, avant de poursuivre sa carrière professionnelle à Athènes, en Grèce, à titre de traductrice-éditrice au Centre européen de droit public.

Elle revient au Canada en 2004 pour exercer comme chef intérimaire au département de traduction législative, section française, du ministère de la Justice du Nunavut.

En 2005, Me Céline Chamberland entame un parcours au sein de la Commission nationale des libérations conditionnelles, qui la mènera à être commissaire successivement en Ontario et au Nunavut, à la division d’appel, puis au Québec.

En 2013, l’avocate est nommée membre, cette fois, de la Commission québécoise des libérations conditionnelles.

Me Céline Chamberland détient un baccalauréat en droit de l’Université de Montréal, et un certificat en médiation du Barreau du Québec.

Me Julie Filion est nommée à nouveau membre de la Commission québécoise des libérations conditionnelles.

Barreau 1994, Me Filion exerce d’abord comme avocate en pratique privée, chez Legault Longtin Laurin Halpin, puis au cabinet de notaires Watson Poitevin Turcot Prévost. Elle pratique durant une décennie comme conseillère en gestion pour André Filion & Associés.

En 2008, Me Julie Filion est nommée pour la première fois membre de la Commission québécoise des libérations conditionnelles, où elle vient d’être nommée à nouveau.

Me Julie Filion détient un baccalauréat en droit et un diplôme de droit notarial de l’Université de Montréal, et une maîtrise en administration des affaires de HEC Montréal.

Me Lucie Tétreault est nommée à nouveau membre de la Commission québécoise des libérations conditionnelles, où elle pratique depuis 16 ans.

Avocate depuis 1993, Me Lucie Tétreault a d’abord exercé en droit carcéral chez Chalifoux, Montpetit, Vaillancourt. Elle se lance ensuite dans une carrière de conseillère politique durant les quatre premières années du gouvernement de Jean Charest.

Me Tétrault devient successivement conseillère politique au cabinet du leader du gouvernement et ministre délégué à la Réforme des institutions démocratiques, puis au cabinet du ministre de la Justice, et enfin au cabinet du vice-premier ministre et ministre de la Sécurité publique.

C’est en 2007 qu’elle est nommée pour la première fois membre de la Commission québécoise des libérations conditionnelles.

Me Lucie Tétreault détient un baccalauréat en sciences juridiques et un baccalauréat en sciences politiques de l’UQAM.
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