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Les inquiétudes du Barreau du Québec

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Agnès Wojciechowicz

2011-02-07 10:15:00

Le Barreau du Québec s'inquiète du sous-financement des services et de l'administration judiciaires, au moment où ont lieu les consultations budgétaires du gouvernement et où une grève des juristes et des procureurs menace...

Au moment où les négociations relatives à l'adoption du budget ont cours, le bâtonnier du Québec, Me Gilles Ouimet, a dit sa déception du peu de moyens qui étaient alloués à la justice : « en décembre 2009, le rapport du Comité consultatif sur l'économie et les finances publiques démontrait clairement ce sous-financement. Il est temps de cesser de traiter la justice comme un service public de moindre importance. »

Il s'est également demandé si les efforts de restriction budgétaire devaient s'appliquer à au secteur de la justice qui souffre déjà de difficultés financières qu'il a qualifié d'« inquiétantes ».

D'autre part, le Barreau s'est alarmé suite aux déclarations de cetains procureurs et juristes, quant à leurs conditions de travail. « Le nombre de juristes et de procureurs doit être suffisant pour leur permettre d'effectuer leur travail dans les meilleures conditions possible », a déclaré le bâtonnier du Québec.

Et si le Barreau n'interviendra pas dans les prochaines négociations qui auront lieu entre les juristes, les procureurs et le gouvernement, il encourage les pouvoirs publics à résoudre les tensions avec les avocats.

Parmi les autres préoccupations du Barreau : le libre choix de l'avocat menacé par l'actualisation du tarif de l'aide juridique ; « un avocat qui représente un bénéficiaire de l'aide juridique dans une poursuite pour facultés affaiblies y consacrera plusieurs jours de travail et sera payé, selon ce que prévoit la loi, un montant unique de 330 $ », explique Me Claude Provencher, directeur général du Barreau du Québec.

Cette situation peut avoir pour conséquences la baisse du nombre d'avocats à accepter des mandats d'aide juridique. Le Barreau milite donc pour un accès aux praticiens du secteur privé, équitablement rémunéré.

« Ces exemples parmi d'autres nous préoccupent. L'État doit valoriser les services juridiques, parce que ceux-ci sont essentiels au bon fonctionnement de notre société et il doit aussi régler les conflits qui nuisent à l'administration de la justice », a conclu le bâtonnier Ouimet.

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