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Âgisme : un associé de Fasken se rebelle !

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Céline Gobert

2013-04-27 15:00:00

Les avocats vieillissent et certains craignent que les cabinets ne les mettent à la porte. Un associé de Fasken, lui, a décidé de se rebeller en poursuivant son cabinet !

Me McCormick se bat pour pouvoir continuer à travailler et refuse de partir en retraite
Me McCormick se bat pour pouvoir continuer à travailler et refuse de partir en retraite
Une petite fête de départ à la retraite avec gâteaux, discours de remerciements et applaudissements polis ? Tout cela n’intéresse pas encore Mitch McCormick, 66 ans, associé depuis 10 ans chez Fasken Martineau à Vancouver.

Il veut juste pouvoir continuer à travailler, et à conseiller les entreprises sur les financements et transactions, rapporte The Globe and Mail.

Sauf que Fasken Martineau s’aligne sur les nombreux cabinets du pays, et exige de la plupart de ses avocats une réduction progressive de leur temps de travail. Pour eux, à l’approche d’un certain âge, il est temps de rendre les armes.

Obsolète à 65 ans ?

Même si, à cet âge-là, certains associés sont encore autorisés à exercer au sein du cabinet, ils ne possèdent plus de parts dans l’affaire.

Selon McCormick, il s’agit purement et simplement de discrimination ! Il conteste la décision de son propre cabinet devant le Tribunal des Droits de l’Homme de la Colombie Britannique.


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Sondage Express: Les cabinets ont-ils raison de virer leurs associés au-delà d'un certain âge? Votez ici



Les gouvernements provinciaux avaient pourtant aboli la retraite obligatoire pour la plupart des travailleurs. Pourquoi les cabinets d’avocats n’en font pas de même ?

« J’ai moi-même 60 ans. Et beaucoup de mes amis en ont 65. Tout le monde a les yeux rivés sur cette affaire », déclare Murray Tevlin de Vancouver, l’avocat qui représente McCormick.

En effet, le cas est suivi avec grand intérêt par tous les professionnels qui travaillent en partenariats : comptables, ingénieurs, etc. Tous ont peur que le Canada s’engouffre dans une vague de discrimination par rapport à l’âge, comme le souligne le rapport annuel de 2010 de la Commission fédérale canadienne des droits de l’homme.

« C’est un cas unique ! », se défend William Westeringh, l’associé-directeur chez Fasken Martineau. Par ailleurs, il s’inquiète d’une possible surenchère, où par la suite, seront invoqués d’autres motifs de contestation, inclus dans la législation : sexe, race, etc.

Pour le moment, McCormick a remporté une victoire clé. En décembre dernier, le Tribunal des Droits de l’Homme de Vancouver a déclaré que le cabinet devait se soumettre à la législation des Droits de l’Homme de la province.

« Ce serait bien plus facile pour lui de se retirer sans faire tout ce remue-ménage, car pour l’heure, il est au sommet. Mais, il veut prouver qu’agir ainsi, c’est mal », dit Me Tevlin.

Pour lire toute l’histoire dans The Globe and Mail, cliquez ici.
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