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Courtiser le rêve, une action à la fois

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L'équipe Droit-inc

2012-12-17 13:15:00

L'avenir appartient aux audacieux. C'est ce que démontre le parcours de cet étudiant en droit qui a réalisé un de ses rêves. Il raconte.

Diplômé de la Section de droit civil de l'Université d'Ottawa en 2012, Terry Skolnik a appris l’heureuse nouvelle de son admission à l’Université Cambridge à la fin de l’été dernier. Comme si ce plein d’émotions n’était pas suffisant, on lui annonçât qu’il serait récipiendaire de la prestigieuse bourse du Cambridge Commonwealth Trust.

Si on lui avait dit qu'un jour il serait à Cambridge, Terry Skolnik n'y aurait pas cru
Si on lui avait dit qu'un jour il serait à Cambridge, Terry Skolnik n'y aurait pas cru
« Si on m’avait dit que je serai un jour à Cambridge, je l’aurais difficilement cru. On dit souvent qu’on n’a rien si on ne s’essaie pas. J'ai essayé et j’ai été agréablement surpris ! Tout ce que j’ai à dire c’est qu’il faut oser dans la vie », explique l'ex-étudiant.

Immergé dans un environnement qu’il a fait sien depuis quelques mois, il confirme que l’expérience est inoubliable. Le programme de maîtrise en droit auquel Terry Skolnik a été admis est d’une durée d’une année scolaire et compte 120 étudiants. Tous aussi motivés les uns que les autres, il décrit l’expérience comme étant riche mais intense : « je suis entouré de personnes ambitieuses et très passionnées. Ceci est une grande source d’inspiration et de motivation pour moi.»

Malgré l’ardeur avec laquelle il doit poursuivre ses études pendant son séjour en Angleterre, il a toujours été fasciné par l’école – apprendre est une façon pour lui de découvrir le monde.

Il assure qu’étudier à la Section de droit civil fut un bon tremplin académique et que ses années d’études à Ottawa lui ont procuré une réelle satisfaction. En effet, il souligne à quel point son Alma Mater a contribué de façon significative à son cheminement personnel et professionnel. « Les professeurs de la Section sont des êtres exceptionnels. À la fois savants et enseignants, ils étaient toujours très accessibles tant pour aider dans la matière des cours que pour discuter d’actualités ou de perspectives de carrière. J’ai toujours senti leur appui et leur ouverture sur le monde », dit-il.

Il note tout particulièrement l’influence qu’a eue le professeur Mark Toufayan sur sa décision de soumettre une demande d’admission à Cambridge : « le professeur Toufayan est un prof tout à fait incroyable. Lui-même passionné de sa matière, il pousse ses étudiants à penser plus loin, à voir au-delà. J’ai grandement apprécié son approche critique au droit. Ceci m’a forcé à aborder le droit d’une façon différente et à vouloir en apprendre d’avantage. Lorsqu’est venu le temps de déposer ma candidature, Il m’a appuyé sans réserve », confie-t-il.

Pour le professeur Mark Toufayan, le parcours de Terry Skolnik montre qu'il faut sortir des sentiers battus
Pour le professeur Mark Toufayan, le parcours de Terry Skolnik montre qu'il faut sortir des sentiers battus
De fait, le professeur Toufayan croit qu’il est crucial pour le corps professoral d’appuyer les projets des étudiants.

« Lorsque Terry m’a confié qu’il désirait poursuivre des études supérieures après avoir suivi mon cours de droit administratif, chose qu’il n’avait jamais envisagé auparavant, j’ai pu constater l’ampleur de l’impact de l’enseignement du droit dans une perspective critique sur nos étudiant(e)s et l’énorme responsabilité que nous avons comme professeur(e)s de leur assurer un encadrement de qualité. Je tenais à lui témoigner mon soutien tout au long de son cheminement pour l’aider à atteindre les objectifs qu’il s’était fixés », explique de son côté l'enseignant.

Ce dernier souligne d’ailleurs l’importance de ne pas hésiter à sortir des sentiers battus et tenter de nouvelles expériences.

« Les étudiants aux parcours atypiques comme Terry nous poussent à réfléchir constamment aux manières de décloisonner l’apprentissage du droit dans les Facultés de droit vis-à-vis des autres disciplines des sciences humaines et sociales que les juristes gagneraient à connaître. Grâce à sa double formation de policier et de juriste et la recherche qu’il mène à Cambridge, Terry démontre admirablement qu’il est tout à fait possible et même nécessaire de conjuguer une approche théorique rigoureuse à une réflexion critique sur les modalités de réforme du droit », assure le professeur.

« Il y a tellement de choix qui s’offrent à nous en tant qu’étudiants que nous devons trouver ce qui nous passionne et ensuite foncer. On ne doit pas se soucier de la peur de l’échec, mais plutôt trouver des façons de faire ce que l’on aime et ce que l’on veut faire. Il n’y a pas de « bon » parcours, de recette magique – on doit tracer sa voie et nous saurons éventuellement arriver à bon port », note l'étudiant de Cambridge.

En ce temps de l’année où la course aux stages en préoccupe plus d’un et les étudiant(e)s considèrent faire demande pour l’admission au programme national ou à la maîtrise, les encouragements de Terry viennent à point nommé.

« Si on veut être admis au Barreau, si on veut faire un stage dans un cabinet ou auprès d’un juge ou parvenir à d’autres fins, c’est à nous de nous investir – investir notre temps, nos ressources, prendre des cours spécialisés, consulter les personnes qui sauront guider nos pas, etc. Bien sûr, il y a toujours une part de chance, mais si on veut quelque chose, on doit faire ce que nous pouvons pour y arriver », rappelle-t-il à qui veut bien l’entendre.

Ces quelques mots pleins de sagesse proviennent de son expérience personnelle. Le parcours du jeune homme est assez unique. Après ses études secondaires, il a entamé sa formation au CÉGEP John Abbott à Montréal en complétant une Technique policière. Temporairement invalidé par une blessure, le jeune policier a dû retarder son entrée sur le marché du travail et a donc choisi de parfaire sa formation académique dans le domaine du droit.

Dans le cadre de ses études à la Section de droit civil, où il a complété le programme de la Licence en droit civil avec mention ''Summa Cum Laude'', il a trouvé une passion connexe à celle déjà découverte pour le métier de policier – celle du droit. Pendant sa Licence, il a eu l’occasion de participer au concours de plaidoirie Sopinka, son équipe ayant terminé au 3ème rang au Canada en 2011, a effectué un stage auprès du Service de poursuites pénales du Canada sous la supervision de Me Manon Lapointe et a participé à plusieurs autres activités à la Faculté.

« J’ai toujours aimé la Section, les profs, mes collègues. Je ne me suis jamais ennuyé et il y avait toujours quelque chose pour nourrir mon désir d’apprendre », affirme-t-il.

Désormais bien en selle avec son diplôme en poche et ayant déjà intégré le marché du travail au Service de police de Montréal, il affirme qu’il est toujours aussi avide de connaissances et autant passionné de sa profession de policier que par le droit. De fait, dès son retour au pays au printemps prochain, il retournera en fonction à titre de policier. Il ne planifie pas s’arrêter de si tôt car il a encore tant de choses à voir et à faire !


Note : l'article a initialement été publié sur le site de la Section de droit civil de l'Université d'Ottawa. Il est reproduit ici avec son autorisation.
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