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Légionellose à Québec : cafouillage, dit l'avocat des familles de victimes

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Agence Qmi

2013-05-02 07:00:00

À la deuxième journée de l'enquête du coroner sur la crise de la légionellose à Québec, l'avocat des familles des victimes a contre interrogé les experts de la santé publique. Et Me Jean-Pierre Ménard a été dur à leur endroit.

Me Jean-Pierre Ménard, l'avocat des familles des victimes
Me Jean-Pierre Ménard, l'avocat des familles des victimes
Le premier cas de légionellose a été confirmé le 18 juillet. Le 27 juillet, après la confirmation simultanée de trois cas, les gens de la Santé publique ont constaté qu'ils étaient en situation d'éclosion et, donc, qu'il y avait danger réel pour la population.

Mais il a fallu attendre au lundi suivant, le 30 juillet, pour qu'on demande aux propriétaires d'immeubles de Québec de procéder à l'inspection et, au besoin, à la désinfection de leurs tours de refroidissement.

Et c'est le 14 août, après la confirmation d'un premier décès et devant la multiplication du nombre des cas, que le Directeur de la santé publique a utilisé un article de la loi qui lui permettait d'ordonner la désinfection immédiate de toutes les tours de refroidissement du secteur dit à risque.

«Un cafouillage»

Tout cela fait dire à Me Ménard que les gens de la Santé publique sont intervenus trois semaines trop tard parce qu'ils ne prenaient pas la situation au sérieux et que leur gestion de la crise a été un cafouillage.

«Est arrivée l'éclosion de la crise, on ne savait pas où étaient les tours, on ne savait pas quoi faire et on a pris beaucoup de temps avant de trouver la bonne façon de faire les choses, a dit Me Ménard. On n'avait pas l'expertise pour gérer cette crise-là à ce moment-là. Ça a pris beaucoup de temps avant qu'on aille chercher l'information.»

Rien pour apaiser la douleur des proches des victimes

Me Pierre Larivée, associé chez Heenan Blaikie, voit les choses autrement
Me Pierre Larivée, associé chez Heenan Blaikie, voit les choses autrement
«Je veux des réponses et, je ne parle pas d'argent, mais qu'ils soient punis, ces gens-là. Ils ont tué des gens! s'est exclamée Brigitte Arbour, fille d'une victime de la légionellose. C'est comme si, moi, je prends mon auto en état d'ébriété, que je frappe quelqu'un et que je me sauve. C'est la même maudite affaire.»

Selon Me Ménard, la DRSP savait qu'à tout moment, une éclosion de légionellose pouvait se déclarer à Québec, mais elle ne s'est pas préparée en conséquence, ce qui a ralenti sa réaction. Si elle avait été prête, croient les familles des victimes, on aurait pu éviter des décès.

Mais le procureur de la DRSP, Me Pierre Larivée, voit les choses autrement.

«Si la Santé publique n'avait pas agi, il y aurait eu plus de gens malades et beaucoup plus de risque», a dit Me Larivée.
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