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Le conseiller financier Earl Jones a été libéré de prison

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Agence Qmi

2014-03-21 08:54:00

Le conseiller financier Earl Jones, condamné pour avoir fraudé plus de 150 personnes pour une somme de 28 millions $, a été libéré jeudi après-midi du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines...

Earl Jones est maintenant un homme libre
Earl Jones est maintenant un homme libre
Earl Jones avait été condamné à 11 ans de prison en février 2010 pour fraude. Puisqu’il ne constitue pas un danger pour la société, selon la Commission des libérations conditionnelles, il a été libéré après avoir purgé seulement quatre ans de sa peine.

Parmi ses conditions de libération, il ne devra avoir aucun contact avec ses victimes, il devra se rapporter à un agent de probation toutes les fins de semaine et ne pas s'éloigner de plus 50 km de Montréal.

«Il est très limité dans ce qu’il peut faire, car il ne peut pas non plus toucher au financement. Il ne pourrait pas être caissier, par exemple», a commenté l’avocat Robert La Haye.

«Le juge tient compte de quatre principaux critères lorsqu’il impose sa sentence : l’aspect dissuasif, l’exemplarité, l’aspect punitif et la réhabilitation. Au Canada, on met beaucoup plus l’accent sur la réhabilitation que sur la répression, comme aux États-Unis», a expliqué Me La Haye, pour qui le juge n’a fait qu’appliquer la loi en vigueur.

Cette libération après avoir purgé environ le tiers de sa peine a déçu les victimes, et notamment leur porte-parole, Ginny Nelles, qui pense qu'Earl Jones devrait quitter la région de Montréal.

«Le visage d’Earl Jones, c’est un visage que les gens reconnaissent ici. Comme citoyen, personne ne devrait l’accepter, c’est intolérable qu’il se remette dans la communauté à Montréal», a-t-elle dit.

Des personnes âgées flouées

Earl Jones avait été reconnu coupable d'avoir fraudé plus de 150 personnes pour une somme évaluée initialement à 50 millions $ puis révisée à 28 millions $. Son propre frère fait partie de ses victimes, qu'il recrutait parmi la communauté anglophone âgée de Montréal. Il leur faisait miroiter des rendements mirobolants.

C’est à la succursale de Beaconsfield de la Banque Royale que se trouvait la majeure partie des comptes dans lesquels Earl Jones puisait.

Depuis plus de 20 ans, ce dernier se servait à même les comptes de ses clients afin de payer de nombreuses dépenses personnelles. Certaines années, il s’était approprié jusqu’à 1 million $.

En mars 2012, la Banque Royale a accepté de verser un dédommagement de 17 millions $ aux victimes, qui avaient rejeté une première offre de 12,5 millions $. Après différentes déductions, les frais d’avocats et de comptables notamment, le groupe d’investisseurs floués s’est partagé un montant de 12 millions $, soit environ 43 cents par dollar perdu. Les sommes ont été envoyées aux victimes en décembre dernier.
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