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Une visite de haut niveau au Laboratoire de Cyberjustice

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Nadia Agamawy

2024-04-18 10:15:41

Source: LinkedIn
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La semaine dernière, le Laboratoire de Cyberjustice a accueilli une délégation de haut niveau. Voici ce qui a été au cœur de cette visite…

Lors de la visite récente de Gabriel Attal et des membres de son gouvernement au Québec, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Éric Dupont-Moretti, la ministre française de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Sylvie Retailleau, et la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Pascale Déry, ont rendu visite à l’équipe du Laboratoire de Cyberjustice.

L’ordre du jour de la visite reflétait les enjeux majeurs auxquels sont confrontés les systèmes judiciaires contemporains, que ce soit en France ou au Canada.

Durant la visite, Karim Benyekhlef, professeur et directeur du Laboratoire de Cyberjustice, a mis en avant l’importance des recherches déjà entreprises et la mission du laboratoire en tant que pionnier de la recherche dans le domaine de la justice numérique. Il a particulièrement souligné les travaux du laboratoire sur la numérisation des processus judiciaires et le développement de nouveaux modèles processuels.

Ces efforts ont abouti, entre autres, à la création de la plateforme de résolution en ligne des conflits, PARLe, représentant une avancée significative dans ce domaine.

Au cours de sa présentation, l’équipe du laboratoire a également discuté des recherches menées en matière d’intelligence artificielle. Celles-ci visent à « améliorer l’accès à l’information et les capacités décisionnelles des citoyens, mais aussi celles des avocats, des juges et de l’ensemble du système judiciaire », explique Me Valentin Callipel, chargé de mission au laboratoire.

Avatars et virtualisation des audiences

Nicolas Vermeys, directeur adjoint du laboratoire, a ensuite pris la parole pour esquisser le futur de l’audience et du procès. Sa présentation visionnaire a abordé des sujets tels que la virtualisation des audiences et l’utilisation d’avatars dans le cadre des procédures judiciaires.

Concernant cette dernière innovation, celle-ci « essaye d’examiner si l’utilisation des avatars pourrait potentiellement contribuer à faire tomber nos biais cognitifs et nos perceptions liées à diverses catégories sociales, raciales ou autres », explique Me Callipel. « C’est aussi ce type d’hypothèses que nous expérimentons avec d’autres chercheurs américains ou australiens », ajoute-t-il.

Enfin, Me Callipel a discuté des retombées positives et révolutionnaires liées au règlement des conflits en ligne, notamment grâce à la plateforme PARLe.

Collaboration avec la France

Dans l’entrevue accordée à Droit-Inc, Me Callipel a dévoilé le lancement d’un nouveau projet de collaboration entre le Laboratoire de Cyberjustice et le ministère de la Justice français.

En France, la plateforme PARLe sera testée dans les Cours d’appel de Colmar et de Versailles.

Ce partenariat, qui débutera le mois prochain, vise à soulager les juridictions françaises en résolvant un plus grand nombre de conflits en ligne, avant qu’ils ne nécessitent une intervention judiciaire formelle devant les tribunaux.

« Nous sommes très contents, car cela signifie que nos recherches paient et sont utilisées par d’autres gouvernements. Le gouvernement fédéral l’utilise aussi, tout comme la Saskatchewan et l’Ontario. Nous espérons qu’un jour le ministère de la Justice du Québec l’adoptera aussi », note Me Callipel.

Ce n’est pas la première fois que le Laboratoire de Cyberjustice, lancé en 2010, accueille une délégation française de haut niveau. En 2015, l’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira avait visité le laboratoire pour signer un accord de partenariat. L’année suivante, Jean-Jacques Urvoas, aussi ancien ministre de la Justice, avait également rendu visite au laboratoire.

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