Me Oksana Kaluzny se présente avec Coalition Montréal à la mairie d’arrondissement de LaSalle. Après avoir été procureure de la Couronne à Ottawa pendant une dizaine d’années, en charge notamment des extraditions et commissions rogatives, elle est revenue à Montréal où elle a occupé le poste de commissaire à l’immigration.

Membre du Barreau du Québec depuis 1980, elle exerce aujourd’hui en droit civil dans son propre cabinet, à LaSalle.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans la campagne?

Au début, je ne me présentais pas pour être mairesse. Mais après avoir suggéré deux candidats qui ne convenaient pas, l’équipe de Marcel Côté m’a proposé de me présenter. Ce n’est pas ma première expérience en politique: j’ai déjà été conseillère municipale avec Union Montréal, de 2001 à 2005.

J’ai pu constater des problèmes de gestion, ce qui m’a motivée à me présenter. Par exemple, le pont Latour a coûté 12 millions de dollars au lieu des 3 prévus. Quand j’ai demandé des explications, on m’a répondu: «On s’en fout, c’est Montréal qui paye».

Quels sont les principaux objectifs de votre programme?

Oksana Kaluzny se présente avec Coalition Montréal à la mairie d'arrondissement de LaSalle.
Oksana Kaluzny se présente avec Coalition Montréal à la mairie d'arrondissement de LaSalle.
A LaSalle, il y a plein de petites choses à régler. Par exemple, si je suis élue, je demanderais à ce que les feux de circulation soient synchronisés, et que les rues et trottoirs soient resurfacés avec des matériaux solides qui tiennent longtemps.

Il faudrait aussi arrêter le gaspillage. Notamment d’électricité: les lumières sont allumées toute la nuit dans les grands parcs, et ça fait une pollution lumineuse pour les riverains. Je ferais aussi en sorte d’avoir une plus grande présence policière.

On aimerait également abolir les trois taxes locales, qui se sont ajoutées à nos impôts et devaient être temporaires, notamment les taxes eau et vidange pour les familles à faibles revenus. Et surtout, mieux gérer le budget donné.

En quoi votre métier d’avocat vous aide-t-il en politique?

En droit comme en politique, on a l’habitude des dossiers à étudier, d’en chercher les enjeux, les coûts, d’analyser… Grâce au droit, on a aussi une certaine facilité à s’exprimer et à convaincre.

Ayant été procureure de la Couronne, j’ai défendu les citoyens, et je peux continuer à le faire à travers la politique.

Si vous êtes élue, allez-vous continuer à exercer?

C’est une bonne question… On verra comment ça se passe. Mais je réduis déjà ma pratique depuis quelques mois, je prends moins de dossiers.

Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre la liste de Marcel Côté?

Pour moi, Marcel Côté est l’homme de la situation. Les gens en ont marre des politiciens et de leur comportement, et je pense qu’aucun politicien ne devrait faire une longue carrière. M. Côté est un économiste qui a oeuvré toute sa vie pour sauver des compagnies au bord de la faillite.

C’est donc le candidat idéal pour redresser Montreal, et éliminer le trop-plein de cols blancs. Il sait écouter les gens. Lors des débats, c’est le seul des quatre à ne pas couper la parole.

Il n’est pas là pour faire de l’argent; d’ailleurs, s’il est élu, il a prévu de donner son salaire à des oeuvres de charité. Il a vraiment à coeur de restructurer cette ville.

Que retirez-vous de cette campagne?

J’apprécie beaucoup de travailler avec ce groupe. C’est une équipe du tonnerre, on a plusieurs jeunes, et des gens très dynamiques. Et surtout, j’aime être proche des citoyens...

Un message pour vos confrères?

Quand on voit le nombre d’avocats en politique, il n’y pas vraiment de choses à leur dire pour les inciter à s’investir ! Ça serait prêcher des convertis.