Les accusations de corruption qui pesaient contre Bernie Ecclestone, le patron de la F1, sont annulé
Les accusations de corruption qui pesaient contre Bernie Ecclestone, le patron de la F1, sont annulé
Un tribunal de la ville de Munich a annoncé sa décision, quelques heures après que les procureurs aient accepté l'entente. Une porte-parole du tribunal, Andrea Titz, a expliqué que le procès prend fin sans verdict d'innocence ou de culpabilité.

Bernie Ecclestone devait notamment répondre d'accusations en lien avec un paiement de 44 millions $ US fait au banquier allemand Gerhard Gribkowsky, qui purge actuellement une peine de huit ans et demi de prison pour avoir accepté l'argent.

Gribkowsky avait été reconnu coupable de corruption, d'évasion fiscale et d'abus de confiance lors d'un procès présidé par le même juge que celui qui présidait au procès de M. Ecclestone, Peter Noll.

M. Ecclestone niait toute malversation et prétendait plutôt que Gribkowsky, qui était responsable de la vente de la participation de 47 pour cent de la banque allemande BayernLB dans la F1 en 2005, l'avait fait chanter.

Mme Titz a déclaré qu'une condamnation semblait peu probable, à la lumière de la preuve entendue jusqu'à présent. Elle a rappelé que M. Ecclestone était traduit en justice dans une langue étrangère, en dépit de son âge avancé et de sa santé chancelante.

La loi allemande permet l'abandon des accusations en échange d'une amende ou de travaux communautaires, en autant que la gravité des accusations le permette. De telles ententes sont fréquentes, mais elles portent rarement sur des montants comme celui en cause dans l'affaire de M. Ecclestone.

Les avocats de M. Ecclestone, dont la fortune est épinglée à 4,2 milliards $ US par le magazine Forbes, s'étaient entendus avec les procureurs au cours des derniers jours.