Richard Henry Bain a eu une dernière chance pour trouver un avocat.
Richard Henry Bain a eu une dernière chance pour trouver un avocat.
« Cela ne peut pas continuer éternellement, on ne pourra pas reporter (le procès) pour toujours », a lancé le juge Guy Cournoyer à celui qui est accusé d’avoir commis l’attentat mortel du Metropolis.

C’est que le dossier pour meurtre de Bain traîne en longueur. L’homme de 64 ans avait été arrêté le 4 septembre 2012, juste après la fusillade lors de la soirée électorale qui avait coûté la vie à Denis Blanchette, un technicien travaillant au Metropolis.

« Il ne reste pas beaucoup de temps, même si vous ne trouvez pas d’avocat, je fixerai la date du procès, a prévenu le magistrat. Je ne peux pas vous assigner de force un avocat, mais je peux vous donner une dernière extension.»

Bain devra donc redoubler d’efforts pour être représenté, lui qui s’est déjà fait refuser par plusieurs criminalistes. Fait à noter, le Barreau du Québec a même déjà lancé un appel à tous ses membres pour l’aider à trouver un criminaliste, mais personne ne s’est manifesté.

Cette fois, Bain a embauché un civiliste pour l’aider dans ses démarches, puisqu’il se trouve actuellement en détention préventive.

« C’est un défi, nous allons faire des recherches au Québec, mais aussi en Ontario et dans le reste du Canada », a expliqué son avocat, Me Daniel Romano.

Évaluation psychiatrique

D’ici la prochaine date d’audience le 20 février, Richard Bain sera également évalué par un psychiatre concernant sa responsabilité criminelle.

Le mois dernier, le juge Cournoyer avait ordonné l’évaluation de l’accusé. Mais le Dr Joel Watts de l’Institut Philippe Pinel était en vacances et n’a pas pu rencontrer Bain.

Fait à noter, il s’agit du même psychiatre qui avait évalué Luka Rocco Magnotta. Le Dr Watts est anglophone, ce qui lui facilitera la tâche puisque Bain avait refusé d’être évalué par un francophone.

Bain fait face à de nombreux chefs d’accusation en lien avec le meurtre au Metropolis, le soir où Pauline Marois avait été élue première ministre. Selon la preuve de la poursuite, Bain s’était présenté à la porte arrière de l’immeuble lourdement armé. Il avait fait feu une fois, tuant un technicien et en blessant un autre.

Bain jure toutefois qu’il ne se souvient pas des événements, ce qui avait incité le juge à demander une évaluation psychiatrique.