En raison de ses contrats professionnels de mannequin, l’adolescente de 17 ans a dépassé le quota de 56 périodes d’absence
En raison de ses contrats professionnels de mannequin, l’adolescente de 17 ans a dépassé le quota de 56 périodes d’absence
En raison de ses contrats professionnels de mannequin, l’adolescente de 17 ans a dépassé le quota de 56 périodes d’absence, soit neuf journées et demie, imposé par l’école secondaire Thérèse-Martin, à Joliette.

Ariane Brunelle se voit donc refuser l’accès à son bal des finissants et à sa collation des grades, et ce, malgré son rendement scolaire exemplaire.

«C’est un abus de droit de la part de l’établissement scolaire de priver un élève de ce à quoi les autres ont droit. C’est abusif», explique l’avocat Jacques Rousse, spécialiste des droits de la personne.

Ce dernier précise toutefois que d’empêcher un élève d’assister à son bal des finissants ne contrevient pas à la charte des droits.

La mère d’Ariane Brunelle, Nancy Pelosse, est d’ailleurs prête à tout pour faire valoir les droits de sa fille, mais n’est pas convaincue d’en avoir les moyens. «On ne peut pas débourser pour une poursuite judiciaire, parce que l’argent est un combat continuel chez nous, mais si on avait un cas pro bono (où un avocat la défendrait gratuitement), c’est sûr qu’on le ferait. Je vais appuyer ma fille jusqu’au bout», dit-elle.

Pressions et pétition

Me Jacques Rousse, spécialiste des droits de la personne
Me Jacques Rousse, spécialiste des droits de la personne
Avant d’en arriver là, Ariane Brunelle entend lancer une pétition pour faire fléchir la direction et assouplir le règlement. Elle espère ainsi rallier un minimum de 200 élèves de son école secondaire. «J’ai aussi commencé à monter un petit groupe d’étudiants pour aller confronter le conseil d’établissement», explique la jeune mannequin.

Elle compte déjà sur l’appui de plusieurs copines, dont Émie Thériault, qui se retrouve dans une situation semblable.

La jeune fille de 16 ans frôle également le quota d’absences, en raison de ses contrats de figuration pour le cinéma et la télévision. «Moi aussi je suis une élève qui s’implique à l’école, qui va aux récupérations et qui a une bonne moyenne, soutient-elle. Je trouve que l’école pourrait être plus clémente avec nous et nous encourager davantage quand on a des opportunités pour nos futures carrières», précise l’étudiante de 5e secondaire.