Véronique Hivon
Véronique Hivon
« La justice a été négligée pendant des années, oubliée et sous-financée par le gouvernement libéral. »

À la veille de l'anniversaire de l'arrêt Jordan, voilà le constat de la porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon. Elle exige des actions concrètes de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.

« Notre système de justice n'a pas connu de financement ni de réformes majeures, poursuit-elle. Au contraire, encore l'an dernier, des compressions avaient cours. »

Selon elle, il a fallu « des pressions du Parti Québécois » et une crise sans précédent, provoquée par l'arrêt Jordan, pour qu'enfin le gouvernement commence à bouger.

« Aujourd'hui, la confiance de la population est minée, les victimes sont abandonnées, sans compter les dizaines d'accusés libérés sans procès et les centaines de requêtes toujours pendantes. Malgré nos demandes répétées et la libération grave de trois accusés de meurtre et d'un accusé d'agressions sexuelles répétées sur une mineure, la ministre refuse toujours le recours à la clause dérogatoire pour que cesse l'hémorragie », poursuit Véronique Hivon.

La porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice rappelle que le juge en chef de la Cour supérieure a mentionné cette semaine avoir encore besoin de 12 à 18 mois pour que la « tempête Jordan» soit complètement passée. Or, durant ce laps de temps, la confiance du public envers le système de justice sera mise à rude épreuve, et « c'est inconcevable ».

La ministre Vallée croit toujours que la solution passe par le gouvernement fédéral pour la nomination de juges à la Cour supérieure, dénonce Mme Hivon. « Pourtant, elle n'a pas réussi à convaincre la ministre fédérale de nommer les 14 postes de juges qu'elle réclame depuis des mois », a-t-elle dit.