Dans un article publié dans l’ABA Journal, quelques avocats donnent leurs trucs et astuces.


Optimiste, effrayée et déterminée...

Toya Gavin
Toya Gavin
Toya Gavin a commencé sa pratique en droit solo sans vrai portefeuille de clients. Aujourd’hui elle mène bien sa barque dans South Orange, dans l’État du New Jersey, et d’anciens clients la réfèrent souvent à leurs amis.

Elle a pourtant commencé à exercer en tant que procureur. Alors lorsqu’elle est partie à son compte, la plupart de ses contacts étaient des avocats de la défense.

En solo, elle a voulu diriger sa pratique vers les petites et moyennes entreprises. Pour se créer un réseau elle a commencé à parler à des amis qui venaient de ce milieu-là.

Pour l’aider, elle s’est également inscrite à la Solo practice University, une université en ligne. Deux mois plus tard, elle avait son premier client.

« J'étais optimiste et effrayée, et j’étais aussi très déterminée », dit-elle.


Un marketing agressif

Coleman Watson
Coleman Watson
Coleman Watson, un avocat en propriété intellectuelle à Orlando, en Floride, a commencé sa pratique en solo en juillet 2015 avec seulement deux clients potentiels. Finalement, leur entente s’est concrétisée.

Moins d'un an plus tard, Me Watson avait embauché deux avocats en brevets contractuels à temps partiel. Et maintenant, son cabinet en compte trois.

Me Watson attribue sa montée en puissance rapide à un certain marketing agressif. « La première chose que j'ai faite pour acquérir des clients était de faire de la publicité sur FindLaw », dit-il. « La publicité était destinée aux personnes qui cherchaient un avocat dans le milieu des technologies. »

La deuxième initiative de l’avocat a été d’embaucher une société de relations publiques. Elle l’a aidé à trouver des opportunités pour écrire et publier sept articles dans divers magazines. De quoi se faire connaître du grand public.


Faire du pro-bono

Pouyan Darian
Pouyan Darian
Pouyan Darian, un autre avocat solo, spécialisé en droit de l’immigration, explique que « le démarrage d’un cabinet solo sans clients m’a obligé à trouver des façons créatives de générer des clients dans le respect des règles éthiques ».

Il explique aussi que faire du pro-bono l’a beaucoup aidé pour acquérir de nouveaux clients. « J'ai donné des conférences gratuites sur les escroqueries liées à l’immigration et les transactions frauduleuses. Beaucoup de gens sont mal informés. J'ai parlé avec des leaders communautaires et je leur ai dit que j'étais en train de commencer une pratique en droit. J'ai eu beaucoup de retours de cette façon ».

L'un de ses plus grands défis était de garder confiance en soi. « La plupart des gens qui m'entouraient, y compris mes amis et ma famille, m’ont dit que je n’étais pas prêt à me lancer en solo », dit-il.

« Un site web est essentiel, ajoute-t-il. Car il aide à établir sa crédibilité ».


Un bon site web... sur Wordpress

William C. Peacock
William C. Peacock
William C. Peacock, avocat en droit de la famille et consultant en marketing pour les avocats acquiesce. «C'est le meilleur outil de marketing pour démarrer», dit-il.

«Pour les avocats qui commencent, je leur conseille d’utiliser Wordpress, c’est vraiment simple et pas cher».

Il encourage les avocats à inclure des images sur leurs sites comme une photo professionnelle (et pas un selfie !) ainsi qu’une courte biographie. «Ils devraient également envisager d'inclure leur photo sur leurs cartes de visite», poursuit-il.

L’utilisation des médias sociaux est aussi un outil de marketing très efficace.